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L'offre active de soins de santé en français n'est pas suffisante en Nouvelle-Écosse, selon un rapport

Médecin tenant un stéthoscope.

Les résultats de ce sondage indiquent que pour environ la moitié de la communauté acadienne et francophone de la Nouvelle-Écosse, on ne leur offre jamais de service de santé en français.

Photo : iStock

Radio-Canada

La grande majorité des personnes acadiennes et francophones ne reçoivent jamais d'offre active de service de santé en français, peut-on lire dans un nouveau rapport du Réseau Santé Nouvelle-Écosse.

Un texte de Caroline Lévesque

En tout, 81 % des répondants au sondage ont indiqué ne pas avoir reçu une offre active de services de santé en français.

L’offre active est le fait d’offrir un ensemble de services clairement annoncés en français. Il s'agit de ne pas imposer aux bénéficiaires la responsabilité de demander ces services dans la langue de son choix.

L’étude résulte d’un sondage mené en juillet 2018 auprès de 100 membres de la communauté acadienne et francophone de la province.

Communication plutôt bonne

Parmi les 19 % à qui des services ont été offerts exclusivement en français, 94 % d'entre eux ont compris le professionnel qui parlait français. Dans ces cas, la qualité des interactions en français semble avoir été plutôt bonne.

D’un côté, il n’y a pas assez d’offre active, on parle de 8 personnes sur 10 qui ne se font pas proposer un service en français, mais par contre, lorsque la communication se fait entre le patient et le professionnel de la santé, elle est bonne et efficace, relève Pierre Roisné, directeur général de Réseau Santé.La possibilité de se faire soigner en français est là. Il faut voir comment nous pouvons accroître cette possibilité d’amorcer la communication entre le patient et le professionnel dans sa langue.

De plus, 69 % des répondants jugent qu’il est essentiel ou très important de recevoir des services de santé en français, tandis que 24 % pensent que cela est plus ou moins important.

Manque de visibilité et crainte de l’attente

Les répondants ont également cité des obstacles, dont l’absence d’indication concernant la disponibilité des services dans leur langue maternelle (52 %) et une attente prolongée s’ils demandent des services en français (32 %).

L'importance de la langue maternelle s’avère une raison clé pour demander des services de santé en français, peut-on lire dans le rapport. Lorsqu'on est malade, on retourne généralement à sa langue maternelle. Ce phénomène se manifeste également dans les situations d'urgence et de crise où le sentiment d'urgence et de gravité est accru.

Environ la moitié des personnes sondées a indiqué ne pas être à l'aise avec les services d'interprétation et autant de personnes ne savaient pas que c'était une option. Cela signifie qu'une campagne de sensibilisation est nécessaire pour faire connaître ce service , écrit-on.

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