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Violence contre les femmes : très peu de services en français à Kingston

Affiche dans un corridor de l'école secondaire catholique Marie-Rivier à Kingston.
Affiche et ordre du jour de la conférence de 3 jours à Kingston Photo: Radio-Canada / Frédéric Pepin
Radio-Canada

Le manque de services en français dans le domaine de la santé est encore une fois dénoncé à Kingston. Une conférence sur les services offerts aux femmes victimes de violence fait état de très peu de services en français disponibles dans la municipalité.

Un texte de Frédéric Pepin

Depuis lundi, des femmes francophones de Kingston participent à une conférence de trois jours sur la violence contre les femmes. L’objectif des ateliers est de faire connaître les services qui sont disponibles dans la région, mais aussi de démystifier la violence. On souhaite également permettre aux participantes de repérer les signes présents chez une victime, peu importe son âge ou son appartenance culturelle.

Malheureusement, les services ne sont pas tous en français, mais il y a quand même des traducteurs et toutes sortes de possibilités. Les services, il y en a quand même énormément à Kingston.

Julie Brisson, organisatrice de l’événement La route du savoir

C’est Julie Brisson qui a eu l’idée d’organiser l’événement à Kingston qui comprendra aussi une foire de services.

En général, la communauté francophone de Kingston est quand même bilingue. Mais il faut le mentionner qu’on veut des services en français. C’est toujours important de le demander, explique Mme Brisson, qui croit que de cette façon plus de services seront offerts avec le temps.

Michèle Dubois, la directrice générale de l’Association canadienne-française de l’Ontario, Conseil régional des Mille-Îles (ACFOMI), a pris part à la première journée de conférences. Elle se désole aussi de voir que très peu de services en français sont offerts, mais elle se dit heureuse d’en apprendre un peu plus sur le sujet.

On a dans notre clientèle beaucoup de femmes qui arrivent pour se chercher un emploi, mais souvent elles sont en détresse, explique Michèle Dubois de l’ACFOMI.

Des fois, elles viennent se chercher un emploi parce qu’elles n’ont plus de ressources, elles ont vécu de la violence, elles sont obligées de sortir de chez elles, ajoute-t-elle. Pour nous, c’est d’apprendre à connaître les ressources disponibles et, aussi, apprendre comment diriger les victimes.

Offre active ?

Selon l’organisatrice de la conférence, plusieurs organismes à Kingston sont à la recherche de main-d'oeuvre qualifiée francophone pour répondre aux besoins dans la communauté.

Un centre d’aide pour les victimes, le Centre for Abuse and Trauma Therapy, est présentement à la recherche d’un thérapeute francophone. Selon la responsable des services, Seonida Andrews, la demande de services en français est plutôt mince.

Nous voulons offrir cette option pour nos clients, pour qu’elle soit accessible si le besoin se fait éventuellement sentir.

Seonida Andrews, Centre for Abuse and Trauma Therapy

La conférence de sensibilisation contre la violence faite aux femmes est organisée par La route du savoir en partenariat avec plusieurs intervenants du milieu. Selon les statistiques présentées dans le cadre des ateliers, une femme sur trois sera victime de violence dans sa vie.

Ontario

Santé physique et mentale