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Manafort aurait rencontré Assange en secret à Londres

Paul Manafort quitte le tribunal, en compagnie de sa femme, Kathleen. En arrière-plan, un protestataire tient une pancarte sur laquelle on peut lire : « Traître ».

Paul Manafort, lors d'une précédente comparution devant la justice, le 8 mars dernier

Photo : Getty Images / Alex Wong

Radio-Canada

Selon le quotidien The Guardian, l'ex-directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, a rencontré le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, quelques mois avant que le site ne publie des documents dommageables pour le Parti démocrate, en 2016. L'ancien conseiller politique et WikiLeaks ont nié les allégations.

Selon les sources citées mardi par le quotidien britannique, Paul Manafort a rendu visite à Julian Assange dans l'ambassade de l'Équateur à Londres en 2013, en 2015 et au printemps 2016, à la période où il se joignait à l'équipe du candidat républicain Donald Trump.

Quelques mois après cette dernière rencontre présumée, le site WikiLeaks rendait publics des courriels émanant du Parti démocrate et dérobés par des agents secrets russes.

Selon un rapport interne produit par les services secrets de l'Équateur, et que The Guardian a pu consulter, Paul Manafort était l'un des invités connus du personnel de l'ambassade équatorienne à Londres, où Julian Assange est réfugié depuis six ans.

Ce rapport fait aussi mention des « Russes ».

Dans l'article, Paul Manafort a nié avoir été impliqué dans l'opération de piratage. Ses avocats n'ont pas voulu répondre aux questions du Guardian sur ses visites présumées à l'ambassade de l'Équateur.

Dans un communiqué relayé par le site d'information The Daily Beast, Paul Manafort a dénoncé en soirée une « histoire totalement fausse et délibérément diffamatoire ».

« Je n’ai jamais rencontré Julian Assange ou quiconque ayant des liens avec lui », s’est-il défendu, ajoutant n’avoir jamais eu des « contacts directs ou indirects » avec lui ou quelqu'un de son entourage. Il dit considérer « toutes les options juridiques » contre le quotidien britannique.

Dans une série de messages sur Twitter, WikiLeaks a aussi affirmé que les deux hommes ne s'étaient jamais rencontrés. Julian Assange a décrit l'histoire rapportée par The Guardian comme étant un canular.

Dans le collimateur du procureur spécial Mueller

Les raisons pour lesquelles l'ancien conseiller de Donald Trump aurait rencontré Julian Assange et la teneur de leurs discussions ne sont pas claires. Mais la dernière de leurs rencontres, en 2016, intéressera sans doute Robert Mueller, le procureur spécial qui enquête sur les soupçons de collusion entre l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie.

Robert Mueller et son équipe enquêtent depuis mai 2017 sur les soupçons d'ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle américaine de 2016.

Reconnu coupable de fraude fiscale fiscale et financière, Paul Manafort, 69 ans, est emprisonné en Virginie.

Les crimes pour lesquels il a été jugé ne sont pas liés à l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et ont été commis avant cette période, mais ils ont été découverts par le procureur spécial Mueller dans le cadre de son enquête.

Lundi, dans des documents transmis à la justice américaine, Robert Mueller l'a accusé d'avoir menti à répétition à son équipe d'enquête ainsi qu'au FBI et d'avoir commis des crimes, le tout « sur une variété de sujets » après avoir accepté de coopérer à l'enquête sur la présumée ingérence russe en échange d'une reconnaissance de sa culpabilité à d'autres chefs d'accusation.

Ce que cherche Mueller

Dans toute cette affaire, le procureur Mueller cherche notamment des preuves que l'équipe de campagne de Donald Trump était au courant de l'opération menée par Moscou et qu'elle l'a aidée, le cas échéant.

Le président Trump a nié à de multiples reprises toute collusion et qualifié l'enquête de « chasse aux sorcières ».

En juillet dernier, un grand jury fédéral américain a inculpé 12 agents des services russes de renseignement militaire qui auraient piraté les réseaux d'ordinateurs de la candidate démocrate à l'élection présidentielle de 2016, Hillary Clinton, ainsi que du Comité national du Parti démocrate.

Avec les informations de The Guardian, et Le Monde

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