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Northern Pulp : des sénateurs indépendants demandent une étude environnementale fédérale

Manifestation contre la papetière Northern Pulp à Pictou, en Nouvelle-Écosse, le 6 juillet 2018.

Manifestation contre la papetière Northern Pulp à Pictou, en Nouvelle-Écosse, le 6 juillet 2018

Photo : Radio-Canada / CBC/Nic Meloney

Radio-Canada

Quatre sénateurs indépendants de la Nouvelle-Écosse et de l'Île-du-Prince-Édouard demandent au gouvernement fédéral de mener sa propre évaluation environnementale du projet de traitement des effluents de l'usine de Northern Pulp, en Nouvelle-Écosse.

Les sénateurs indépendants Mike Duffy, Brian Francis et Diane Griffin, de l’Île-du-Prince-Édouard, et Dan Christmas, de la Nouvelle-Écosse, affirment que le projet de la papetière est dangereux et qu’il peut nuire à la pêche dans les provinces des Maritimes et aux Îles-de-la-Madeleine, au Québec.

Ottawa n’a d’autre choix que d’intervenir immédiatement et d’effectuer une étude d’impact environnemental complète.

Mike Duffy, sénateur

Paper Excellence, propriétaire de l’usine Northern Pulp, dans le comté de Pictou, veut déverser quotidiennement 70 millions de litres d’effluents traités dans le détroit de Northumberland, à quelques kilomètres de Caribou.

La société a dû concevoir un nouveau système de traitement des effluents après que le gouvernement provincial lui eut ordonné de fermer ses installations actuelles, jugées désuètes. La semaine dernière, un cadre de Paper Excellence a reconnu que la compagnie sera probablement incapable de respecter l’échéancier de janvier 2020 que lui a imposé la province.

Pour la sénatrice Diane Griffin, comme la pêche et le tourisme sont menacés dans plusieurs provinces, la Nouvelle-Écosse ne devrait pas mener seule l’étude environnementale. C’est très étrange qu’une seule province ait le dernier mot, dit-elle. On a besoin d’une solution plus complète. On ne peut pas simplement choisir la moins coûteuse, soit de jeter les effluents dans le détroit.

Les sénateurs ont exprimé leur opinion après avoir rencontré jeudi, à Ottawa, des pêcheurs, dont Gordon Beaton, de la Nouvelle-Écosse. Ils sont fiers de leur indépendance. Ils croient vraiment que leur démarche est d’intérêt national et non partisane, affirme le pêcheur.

Une manifestante porte un chapeau jaune sur lequel est écrit « No pipe ».

Des citoyens, des pêcheurs, des environnementalistes et des membres des Premières Nations s'opposent au projet d'usine de traitement des effluents de Northern Pulp et ont manifesté à plusieurs reprises.

Photo : La Presse canadienne

Diane Griffin estime que le rôle des sénateurs est justement de s’exprimer sur des projets de ce genre, alors qu’ils doivent représenter leur région, offrir un examen objectif des dossiers et protéger les intérêts des minorités. Nous avons le droit et même le devoir de parler dans ce dossier, dit-elle.

Système amélioré, selon Northern Pulp

Northern Pulp assure que son projet de traitement des effluents est une amélioration nette par rapport au système actuel, situé à Boat Harbour, près de la Première Nation de Pictou Landing. Des eaux usées non traitées circulent dans des tuyaux sur plusieurs kilomètres et sont ensuite filtrées grâce à une série de bassins et de lagunes avant d’être déversées dans le détroit de Northumberland.

Avec le nouveau système, les effluents seront complètement traités, écrit dans un courriel la porte-parole de Paper Excellence, Kathy Cloutier, en réponse à la déclaration de Mike Duffy. Nous avons fait des recherches poussées pour trouver la meilleure option. Ce n’est pas une question de coût, c’est une question de technologie et d’efficacité, affirme-t-elle.

L’entreprise dit que ce qui sera déversé dans le détroit de Northumberland ne sera pas toxique et se conformera aux normes environnementales fédérales.

Avec les informations de CBC

Nouveau-Brunswick

Environnement