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École André-Piolat : des parents déplorent un manque de communication et de continuité

L'entrée d'une école, un jour de pluie.

L'École André-Piolat à North Vancouver

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Des parents de l'École André-Piolat, à North Vancouver, affirment avoir reçu très peu d'information au sujet du départ en congé administratif du directeur Laurent Brisebois, annoncé vendredi. Ils craignent que les changements à la direction ne nuisent aux élèves.

Le Conseil scolaire francophone de la Colombie-Britannique (CSF) a nommé lundi une directrice par intérim, Monica Monus, sans donner plus de détails.

« On ne sait rien. À part un petit courriel disant : "Il ne faut pas vous inquiéter [...] nous allons mettre quelqu’un de compétent en poste.", on ne sait rien de plus. C’est une petite école. C’est très familial, alors je crois que ça peut inquiéter un peu les enfants », affirme Dominique Simard, dont la fille fréquente l’École André-Piolat.

La vice-présidente de l’Association des parents d’élèves (APE), Carolina Radovan, a trois enfants qui fréquentent ou ont fréquenté l’école depuis 14 ans. Selon elle, les problèmes de communication entre les parents de l’école et la direction du CSF durent depuis des années.

Je n’ai pas confiance en eux présentement. Je leur ai dit à plusieurs reprises : "On a besoin de plus de communications claires, transparentes, continues", et ça n’a pas changé depuis 14 ans.

Carolina Radovan, vice-présidente de l’Association des parents d’élèves

Manque de continuité

Des parents déplorent également un manque de continuité à la direction de l’École André-Piolat. Dans les 14 dernières années, plus de cinq directeurs se sont succédé à la tête de l’établissement.

« À un moment donné, on se dit qu’il doit y avoir quelque chose qui ne fonctionne pas au niveau de notre CSF, dit Carolina Radovan. Ça inquiète. Ça nous laisse vulnérables et franchement perdus. »

Radio-Canada a tenté d'obtenir une entrevue avec la directrice par intérim, Monica Monus, qui a déclaré ne pas pouvoir parler aux médias sans l'autorisation du CSF. Le CSF a expliqué ne pas pouvoir faire de commentaires à ce sujet afin de respecter la confidentialité de ses employés.

Pour Bettina Cenerelli, mère de deux élèves de l’établissement, la situation est problématique dans le contexte actuel, parce que plusieurs dossiers sont en plein développement.

« On avait commencé des rencontres avec le directeur en ce qui concerne la prise de décision des parents et des élèves pour la 11e et la 12e année, explique-t-elle. Ces communications, bien sûr, sont complètement interrompues. »

Bettina Cenerelli craint que l'incertitude qui règne ait un effet sur le choix de certains élèves de poursuivre leur instruction en français.

La nouvelle directrice « dans une position difficile »

Le CSF a nommé Monica Monus à la direction de l’École André-Piolat pour remplacer Laurent Brisebois pendant une durée indéterminée.

Selon certains parents, la tâche sera ardue pour la nouvelle directrice. « Elle est dans une position assez difficile, parce qu’on est en plein milieu de l’année et les parents sont très frustrés, vulnérables et inquiets, croit Carolina Radovan. J’ignore comment elle va pouvoir gérer ça. »

La vice-présidente de l’APE ajoute que Laurent Brisebois avait créé une bonne relation avec la communauté depuis son arrivée à l’École André-Piolat.

Cette relation de confiance qui a été établie entre la direction de l’école et les élèves dans les trois dernières années, depuis que Laurent Brisebois est en poste, a été complètement remise en question par cette décision subite.

Bettina Cenerelli, mère de deux élèves de l'École André-Piolat

Laurent Brisebois était notamment à l’origine du relais cycliste la Grande Traversée. Parents et élèves se questionnent sur un possible lien entre son départ en congé administratif et la décision du CSF de mettre fin au projet, cet automne. « Ce sont les rumeurs qu'on entend, dit Dominique Simard. C’est ce que ma fille dit qu’on entend dans les corridors. »

Carolina Radovan espère que la situation actuelle poussera les parents de l’école à demander des changements concrets à la direction et au conseil d’administration du CSF. « J’ai de la peine que ça se soit passé comme ça, mais si c’est ce qui motive notre communauté à se lever et à défendre fièrement nos droits pour une éducation francophone, c’est une bonne chose », affirme-t-elle.

Avec les informations de Nora Chabib.

Colombie-Britannique et Yukon

Éducation