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La maison Boileau sera reconstruite à Chambly

La maison Boileau avant sa destruction. Photo: Radio-Canada / René Saint-Louis
Radio-Canada

Le maire suppléant de Chambly, Jean Roy, confirme que le conseil municipal optera pour la construction d'une réplique de la maison Boileau, bâtiment historique passé sous le pic des démolisseurs la semaine dernière.

Dans un message publié sur le site Internet de la Ville, on précise que la démolition résultait d'une « décision difficile » du directeur général.

Le directeur général de la Ville « a basé son intervention sur différentes analyses effectuées par des professionnels », peut-on lire dans le communiqué.

Comme l’état des lieux était extrêmement dangereux, il devait agir rapidement pour des raisons de sécurité envers la population.

Extrait du communiqué de la Ville de Chambly

Citant le rapport d’évaluation de la structure, la Ville rappelle que « le mauvais entretien de la maison avant l’acquisition par la Ville a causé des dommages irréversibles, ne permettant pas de sauver la structure d’origine » et le bâtiment « ne pouvait être rénové et conservé ».

C’est ce qui explique la décision de la direction générale de démolir la maison Boileau, indique la Ville.

Indignation

La démolition de la Maison Boileau le 22 novembre dernier, avait suscité un mouvement d’indignation notamment à Chambly, où des habitants ont tenu une veillée citoyenne, samedi dernier, devant le site de la résidence détruite à l’appel des Amis de la maison René-Boileau.

Ils ont dénoncé l’absence de débat à l'hôtel de ville à ce sujet.

La Ville de Chambly a défendu sa décision, invoquant le coût des travaux si elle avait opté pour des travaux de rénovation.

La Ville avait également ajouté qu’elle était dans son droit de détruire le bâtiment sans demander de permis pour cette maison, qui n'avait pas de statut patrimonial contraignant et qu’elle n'était pas classée.

Un répertoire provincial

Dans la foulée de la démolition de la résidence René-Boileau, le gouvernement du Québec songe à instaurer avec les municipalités un répertoire des biens patrimoniaux à risque.

La ministre de la Culture, Nathalie Roy, a écrit sur sa page Facebook dimanche après-midi que le « triste événement » de la maison Boileau démontrait « l'urgence d'agir » pour protéger le patrimoine.

Le gouvernement envisage de mettre sur pied un répertoire qui permettrait aux villes d'identifier leur patrimoine à risque.

La ministre Roy a rappelé que les municipalités peuvent demander de l'aide à Québec pour la restauration des biens patrimoniaux, par l'entremise du Fonds du patrimoine culturel.

Le gouvernement caquiste entend également examiner la question de l'obligation d'entretien par les propriétaires, privés et publics, a-t-elle ajouté.

Avec les informations de La Presse canadienne

Grand Montréal

Politique municipale