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Six surdoses en une semaine dans un centre correctionnel

Le centre correctionnel de Pine Grove, à Prince Albert, en Saskatchewan

Le centre correctionnel de Pine Grove, à Prince Albert, en Saskatchewan

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Six détenues ont été victimes de surdoses présumées la semaine derrière au centre correctionnel pour femmes de Pine Grove, à Prince Albert, en Saskatchewan. Même si toutes les détenues sont aujourd'hui rétablies et de retour en détention, le ministre de la Justice se dit inquiet de la situation.

Un texte d’Andréanne Apablaza

Le ministère des Services correctionnels et de la police estime que l’origine des surdoses est une forme d’opiacé, sans préciser laquelle.

Selon une détenue du centre correctionnel, dont l’identité doit être protégée pour sa sécurité, il pourrait s’agir de drogues diverses comme le fentanyl, le carfentanyl et la méthamphétamine en cristaux.

Elle raconte que quatre détenues de son unité ont été transportées à l’hôpital mercredi. Elle dit avoir été témoin d’une de ces surdoses, ce jour-là.

« Elle était bleue, elle était grise, elle était partie. La fille à l’arrière l’a ramenée. Je frappais sur la fenêtre où se trouve le garde, je ne sais pas combien de temps cela a pris, mais j’avais l’impression que ça durait éternellement », précise-t-elle.

Plusieurs autres surdoses ont eu lieu au centre correctionnel de Saskatoon ce mois-ci, et au mois d'octobre, deux femmes en ont été victimes dans des cellules de détention de la Cour provinciale de Regina.

L'organisme de soutien aux femmes détenues Elizabeth Fry Society estime que les femmes toxicomanes devraient recevoir de l'aide médicale, plutôt que de se retrouver derrière les barreaux.

« Nous savons que les prisons ne sont pas le meilleur endroit pour les femmes qui font face à ce genre de problème », explique l’agente de réintégration de l'organisme.

Le Syndicat des employés du gouvernement (SGEU) qui représente les travailleurs des centres correctionnels de la province estime que ces surdoses sont inquiétantes pour les détenus et pour le personnel.

Son président, Bob Bymoen, demande à la province d'offrir davantage de formation aux agents correctionnels.

Le ministre de la Justice, Don Morgan, dit que la province tente de prévenir les surdoses dans les prisons. Les heures durant lesquelles il y a un assistant médical sur place sont plus nombreuses, et l'inspection des visiteurs des centres correctionnels est plus stricte, selon le ministre.

Avec les informations d’Omayra Issa

Saskatchewan

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