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Montréal se donne la priorité sur les terrains de Molson

Vue générale du pont Jacques-Cartier et de l'usine Molson, à Montréal.

La Ville de Montréal devra égaler le prix de l'éventuelle offre d'achat pour acquérir les terrains de Molson.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Villeneuve

Radio-Canada

Les terrains à vendre de la brasserie Molson dans la rue Notre-Dame Est, au pied du pont Jacques-Cartier, font partie d'une liste de plus de 80 lots sur lesquels la Ville de Montréal s'est donné la priorité en cas de vente. Or, ce n'était pas le cas lors de l'annonce du mois dernier.

La Ville a ainsi recours à un outil légal, le droit de préemption, que lui confère son statut de métropole.

Le conseil municipal a adopté un règlement en ce sens la semaine dernière. L’administration Plante a obtenu le concours de l’opposition.

Ainsi, pendant 10 ans, si le propriétaire de l’un ou l’autre des lots visés par le règlement souhaite le vendre, il devra d’abord en aviser la Ville et lui fournir une copie de l’offre d’achat qu’il aura reçue.

Et si la Ville désire alors se prévaloir de son droit de préemption, elle devra égaler le prix spécifié dans l’offre d’achat dans un délai de 60 jours.

Surprise chez Molson

Molson Coors n'avait pas été avisée des intentions de la Ville.

« On a été pris un peu par surprise », a reconnu François Lefebvre, porte-parole de l'entreprise brassicole, ajoutant toutefois ne pas craindre que la mesure nuise à la vente.

Malgré ce droit de préemption, on est convaincus qu’on va recevoir des offres à la hauteur du site. Il faut savoir que c’est une opportunité unique à Montréal.

François Lefebvre, directeur des affaires de l'entreprise, Molson Coors Canada

« On est convaincus que tout développeur motivé et sophistiqué ne sera pas effrayé par ce droit de préemption », a-t-il dit.

Les terrains montréalais de Molson Coors ont été mis en vente en octobre.

À peu près au même moment, l’entreprise lançait les travaux de construction de ses nouvelles installations, près de l’aéroport de Saint-Hubert, à Longueuil. Le déménagement, annoncé l'an dernier, doit avoir lieu en 2021.

« Le processus suit son cours et on va déjà recevoir les premières offres dès vendredi », a mentionné M. Lefebvre.

Mise en valeur des lieux

La Ville a plusieurs fois précisé que la mise en valeur du site patrimonial fera obligatoirement partie de tout projet qui y sera réalisé.

« Notre volonté, c’est vraiment de redévelopper ce beau secteur », a assuré François Lefebvre. « On fait confiance à un futur développeur qui va être capable de travailler de concert avec la Ville de Montréal pour créer le plus beau projet possible. »

Une maquette du projet.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Vue aérienne du projet

Photo : Photo fournie par Molson Coors

Molson Coors conservera une petite partie de ses activités dans la rue Notre-Dame Est; ses bureaux administratifs y resteront. Molson souhaite maintenir sa présence historique dans la métropole québécoise, où elle a commencé ses opérations en 1786.

Outre les terrains de la brasserie Molson, les lots visés par le règlement municipal récemment adopté incluent, dans le secteur des Faubourgs, ceux situés un peu plus au nord-est, où se trouvent Cité 2000, de même que l’espace juste devant, entre la rue Notre-Dame et l’autoroute Ville-Marie.

Ils incluent aussi la Cité-du-Havre et les berges entourant le quartier Pointe-Saint-Charles, la partie nord-est de l’île des Sœurs, les abords des voies ferrées dans les secteurs Plateau Est et Rosemont, ainsi que des terrains commerciaux autour des Galeries d’Anjou et au sud-ouest de la station de métro Namur.

Avec la collaboration de Benoît Chapdelaine

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