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Scandale Facebook-Cambridge Analytica : le Parlement britannique saisit des documents « très pertinents »

Le palais de Westminster

Le palais de Westminster, à Londres

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des documents sur les systèmes de confidentialité de Facebook ont été saisis par le Parlement du Royaume-Uni lors de son enquête sur le scandale Facebook-Cambridge Analytica.

Les documents étaient en possession d’un haut gradé de l’entreprise américaine Six4Three dont le nom n’a pas été divulgué.

Cet individu se trouvait sur le territoire britannique quand le Parlement s’est servi de pouvoirs rarement utilisés pour le forcer à remettre les documents en sa possession.

Le sergent d’armes de la Chambre des communes a d’abord été envoyé à l’hôtel de cet homme pour l’avertir qu’il avait deux heures pour collaborer.

L’homme d’affaires ayant refusé de se soumettre aux demandes des parlementaires, il a été emmené au parlement et prévenu qu’il risquait une amende et une peine d’emprisonnement s’il refusait de remettre les documents.

Il a donc remis les documents, obtenus lors d’un procès de son entreprise contre Facebook, d'ailleurs toujours en cours aux États-Unis.

Facebook conteste la saisie

Facebook a contesté la saisie de ces documents par le Parlement britannique en indiquant qu’ils étaient sous le coup d’une injonction aux États-Unis pour les empêcher d’être rendus publics.

« Nous avons demandé au département du Numérique, de la Culture des Médias et du Sport (DCMS) de s’abstenir de les consulter et de les rendre à l’avocat ou à Facebook. »

Le député Damian Collins, qui préside le DCMS, estime que les documents sont très pertinents pour son enquête sur le scandale Facebook-Cambridge Analytica. M. Collins dit avoir écrit à Facebook pour lui expliquer qu’en vertu de la loi britannique, la Chambre des communes avait le droit de saisir ces documents et pourrait même les rendre publics.

Le scandale Facebook-Cambridge Analytica

Le scandale Facebook-Cambridge Analytica a éclaté au début de l’année 2018, quand des médias ont révélé que la firme de stratégie politique britannique Cambridge Analytica avait eu accès indûment aux données de millions d’utilisateurs de Facebook. Ces données ont été utilisées pour conseiller des politiciens, dont Donald Trump lors de la campagne présidentielle américaine de 2016 ainsi que le camp du oui au référendum sur le Brexit, au Royaume-Uni.

Facebook fait face depuis à de nombreuses critiques et à des enquêtes de la part de gouvernements partout dans le monde.

Avec les informations de The Guardian, BBC News, et The Washington Post

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