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  • Archives
  • Le Théâtre du Rideau vert souffle ses 70 bougies

    Yvette Brind'Amour et Mercedes Palomino en entrevue en 1970
    Le 30 novembre 1948, Yvette Brind'Amour et Mercedes Palomino fondent le Théâtre du Rideau vert. Photo: Radio-Canada
    Radio-Canada

    C'est le 30 novembre 1948 qu'Yvette Brind'Amour et Mercedes Palomino fondent le Théâtre du Rideau vert. Nos archives possèdent des documents qui retracent les origines et les premières années de cette importante institution culturelle montréalaise.

    J’ai pris vert parce que je trouvais que ça faisait espérance, ça faisait printemps.

    Yvette Brind'Amour

    Des pionnières

    C’est à la fin de l’automne 1948 que la comédienne Yvette Brind’Amour et son amie Mercedes Palomino se lancent dans l’aventure de créer une troupe professionnelle de théâtre francophone à Montréal.

    Présence de l'art, 16 février 1964

    C’est tout un défi comme le raconte Yvette Brind’Amour dans une entrevue qu’elle accorde à la journaliste Renée Larochelle pour l’émission Présence de l’art diffusée le 16 février 1964.

    Celle qui assume la responsabilité de directrice artistique du théâtre depuis 15 ans se remémore les débuts difficiles de sa naissance. Il a tout d'abord fallu compter sur la générosité de mécènes pour démarrer la production.

    Puis, fut présentée la première pièce, Les Innocentes, de la dramaturge américaine Lillian Hellman.

    C’est un choix audacieux dans le Québec catholique de l’époque. La pièce Les Innocentes traite de fausses accusations de lesbianisme dont sont victimes deux directrices d’école. Yvette Brind’Amour se rappelle que la pièce a connu trois représentations, ce qui était pas mal en 1948.

    L’interview porte aussi sur les tribulations pour acquérir un lieu pour se fixer. La troupe a dû tout d’abord utiliser la salle du Théâtre des Compagnons de Saint-Laurent, puis celle au Gesú et enfin celle du minuscule L’Anjou qui ne contenait que 90 places.

    Le Théâtre du Rideau vert trouvera une salle permanente pour s’installer en 1960 au théâtre Stella sur la rue Saint-Denis. Les exigences du propriétaire de l'immeuble obligeront la troupe à jouer neuf mois par année et à proposer huit représentations par semaine.

    Les planches du Rideau vert se révèlent un tremplin pour la carrière de plusieurs acteurs. Denise Filiatrault, Geneviève Bujold, Anne Dorval, Jean Duceppe et Marc Labrèche sont de ceux-là pour ne nommer que ces derniers.

    Un rayonnement au Québec et à l'international

    En 1964, le Théâtre du Rideau vert prépare une tournée à l’étranger.

    Le ministre de la Culture français, André Malraux, a proposé que ses comédiens viennent jouer au prestigieux Théâtre de France (aussi connu sous le nom de Théâtre de l'Odéon) que dirige alors le légendaire Jean-Louis Barrault. Le Rideau vert est le premier théâtre canadien à recevoir une telle invitation.

    Les 2 D, 17 avril 1970

    La saison 1969-1970 est la vingtième du Rideau vert. Le journaliste Pierre Perreault en profite pour interviewer Yvette Brind’Amour et Mercedes Palomino. Cette entrevue est diffusée à l’émission Les 2 D le 17 avril  1970.

    Les cofondatrices y parlent de leurs tournées internationales effectuées en France, en Belgique, en Suisse, en Union soviétique et en Italie.

    Depuis la fondation du Rideau vert, plus de 75 productions seront reprises en tournées au Québec et à l'étranger.

    Elles parlent également de la pièce qu'elles présentent à ce moment-là, Quarante carats, de Pierre Barillet et Jean-Pierre Grédy.

    Cette pièce de boulevard traite du mariage de la quadragénaire Lisa avec Hervé, âgé de 20 ans.

    Cette pièce fait partie du répertoire théâtral plus léger qu’Yvette Brind’Amour et Mercedes Palomino veulent offrir au public.

    Le Théâtre du Rideau vert a aussi ouvert le public québécois aux grandes œuvres théâtrales internationales et canadiennes.

    Aussi bien les œuvres d’Albert Camus que de Michel Tremblay et d’Antonine Maillet brûlent ses planches au fil des saisons.

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