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Des véhicules spécialisés pour étudier les zones côtières

Le rivage du fleuve Saint-Laurent en hiver

Le rivage du fleuve Saint-Laurent en hiver

Photo : Radio-Canada / Ariane Perron Langlois

Radio-Canada

Les chercheurs qui étudient les environnements côtiers disposeront bientôt de motomarines, de véhicules à chenilles et de laboratoires mobiles pour faciliter leur collecte de données sur le terrain en toutes saisons.

Un texte d’Ariane Perron Langlois

L’Université du Québec à Rimouski (UQAR) a annoncé lundi un investissement de 8 millions de dollars pour mettre sur pied une flotte opérationnelle de recherche en sciences côtières.

Cette flotte comprendra entre autres deux motomarines adaptées à la navigation dans les eaux glacées et deux véhicules à chenilles capables de circuler sur la glace ou sur des terrains accidentés. Les chercheurs pourront utiliser ces équipements pour réaliser des relevés le long des côtes.

Dessin informatisé d'un prototype de véhicule ressemblant à une moto-marine. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un des prototypes de la flotte de recherche mis au point par le Centre de technologies avancées Bombardier produits récréatifs

Photo : CTA-BRP-Université de Sherbrooke

Deux laboratoires mobiles permettront aussi d'effectuer certains tests directement sur le terrain.

Ces équipements vont aider les chercheurs à surmonter deux grands obstacles, selon Pascal Bernatchez, professeur de géographie à l’UQAR et titulaire de la Chaire de recherche en géoscience côtière.

Pascal Bernatchez, titulaire de la Chaire de recherche en géoscience côtière de l'UQARAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Pascal Bernatchez, titulaire de la Chaire de recherche en géoscience côtière de l'UQAR

Photo : Radio-Canada / Ariane Perron Langlois

Étudier les eaux peu profondes

D’abord, les nouveaux véhicules vont donner un meilleur accès à la zone côtière peu profonde, qui est moins bien connue des scientifiques. Des informations sur l’écologie, la physique et la géologie de cette zone pourront ainsi être recueillies plus facilement.

On a des navires océanographiques qui nous permettent d'acquérir des connaissances au large et, à marée basse, on peut acquérir des données à pied dans la zone intertidale, mais il y a une frange de la zone côtière, qui est peu connue, peu documentée, faute de plateformes adaptées, explique M. Bernatchez.

La Chaire de recherche en géoscience côtière-UQAR a installé des caméras de surveillance en certains endroits le long du Saint-Laurent pour l'étude de l'érosion des bergesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La Chaire de recherche en géoscience côtière-UQAR a installé des caméras de surveillance en certains endroits le long du Saint-Laurent pour l'étude de l'érosion des berges

Photo : crédit: Chaire de recherche en géoscience côtière-UQAR

Mieux comprendre l’érosion des berges

De plus, ils faciliteront la collecte de données en hiver, ce qui représente un atout important, puisque les chercheurs ont moins de connaissances sur les phénomènes qui se déroulent pendant cette période.

Les équipements devraient donc aider à mieux comprendre les phénomènes d’érosion des berges et de diminution du couvert de glace.

On sait très peu quel sera l'effet de la réduction du couvert de glace sur les plages. On va être en mesure de faire des relevés réguliers, même en hiver, et voir comment les plages vont se comporter en l'absence du couvert de glace.

Pascal Bernatchez, titulaire de la Chaire de recherche en géoscience côtière, UQAR

Ça va nous renseigner pour faire de meilleures projections des vitesses d'érosion du littoral et de mieux évaluer les risques de submersion et d'inondation côtière associés aux tempêtes hivernales, ajoute M. Bernatchez.

Le Saint-Laurent et ses berges en hiverAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Saint-Laurent et ses berges en hiver

Photo : crédit: Chaire de recherche en géoscience côtière-UQAR

Une trentaine de chercheurs d’universités canadiennes participent à ce projet de création de la flotte de véhicule. Les équipements pourront être mobilisés n’importe où dans les zones côtières canadiennes.

Les prototypes, qui seront conçus par un centre de recherche en technologies avancées associé à l'Université de Sherbrooke, devraient être livrés à l'été 2019.

Par la suite, les chercheurs devront les tester et les calibrer, afin que la flotte soit opérationnelle d'ici deux ans.

La Fondation canadienne pour l’innovation et le ministère de l’Éducation ont chacun octroyé 3,1 millions de dollars, ce qui représente 80 % de la facture du projet.

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