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Des francophones aimeraient être mieux représentés

Le drapeau franco-ontarien flotte au-dessus d'un petit monument.
Certains affirment que le bilinguisme favorise une élite francophone. Photo: Radio-Canada / DOMINIQUE DEGRE
Radio-Canada

Être francophone en Ontario, c'est aussi appartenir à une communauté diversifiée. Certains nouveaux arrivants espèrent cependant être mieux représentés au sein de la province et qu'une plus grande place soit faite au français.

Un texte d’Aminata Yade

C’est important de donner une place au français en Ontario, explique Dylan Jeggousse, qui s'est installé à Toronto il y a quelques mois.

Ce jeune français de 28 ans a surtout compté sur l'aide de son épouse pour s’intégrer.

Il fait partie de ces 2,36 %, qui en 2017, sont officiellement devenus résidents permanents au Canada. Il croit que plus de place doit être fait au français en Ontario.

Il faut plus de représentations francophones, car les francophones ne viendront pas si on ne leur donne pas d’importance, insiste-t-il.

Iris Hanouf a immigré de Belgique, il y a moins d'un an à Toronto. Elle estime « important » d'être représentée au sein de la francophonie.

Parler anglais et français, c’est ce qui m’a attiré.

Iris Hanouf, nouvelle immigrante à Toronto
une jeune femmeIris Hanouf. Photo : avec l'autorisation de Iris Hanouf

Elle se rappelle que l’une de ses premières difficultés, en tant que nouvelle arrivante, a été de trouver un emploi.

Si tu ne parles pas anglais ici, c’est une aventure compliquée, affirme-t-elle.La plupart des jobs te demandent de maîtriser l’anglais et d’avoir des notions de français.

Selon Iris Hanouf, le français reste peu visible dans la municipalité. Elle estime également qu'il est difficile de trouver des francophones dans la Ville Reine.

Ayssa Meydina est du même avis. D’origine sénégalaise, cette francophone s’est installée il y a trois ans à Toronto.

Le français est approximatif dans les services en français, déplore-t-elle. Elle croit aussi que les francophones sont mal représentés et ajoute qu’elle a dû se débrouiller pour avoir certaines informations.

Être Franco-Ontarien, c’est une culture

Je me sens 100% franco-ontarienne, affirme pour sa part Dyana Ouvrard, qui s’est récemment installée à Toronto.

Être un Franco-Ontarien, c’est une culture, une mémoire à entretenir.

Dyana Ouvrard, nouvelle arrivante

C’est la dynamique de la communauté qui m’aide à me sentir comme une Franco-Ontarienne, dit-elle avant d’ajouter que les Franco-Ontariens sont devenus, un peu, comme la famille.

Une jeune femme vétue d'une chemise en jean.Dyana Ouvrard est une nouvelle arrivante. Photo : avec l'autorisation de Dyana Ouvrard

Elle participe à plusieurs activités culturelles pour les francophones et s’implique dans la communauté en étant bénévole auprès d’associations.

C’est aussi ça être un Franco-Ontarien. C'est s’attarder sur des questions, des projets.

Être un Franco-Ontarien, c’est être représenté aussi par des politiques francophones, affirme-t-elle.

Elle ajoute qu'il est primordial d'avoir une personne qui parle français comme représentant politique, car le français fait partie des langues de l’Ontario.

Un porte-drapeau pour les minorités visibles

Les Sénégalais ont toujours été en Ontario, bien avant les années 2000, dit Khady Ndiagne, présidente de l'Association sénégalaise de Toronto.

Toronto est une place de choix qui les attire de plus en plus, ajoute-t-elle.

Elle aimerait que la communauté francophone soit mieux représentée au sein de la classe politique ontarienne, mais se questionne à savoir si de nouveaux arrivants sont recrutés par les formations politiques.

Être Franco-Ontarien c’est vivre qui on est

Le président de l’Assemblée francophone de l'Ontario (AFO), Carol Jolin, souligne l'importance d'être représenté et entendu par la classe politique.

Je me considère beaucoup plus Franco-Ontarien que Québecois

Carol Jolin, président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO)

À l'AFO, quatre personnes au sein du conseil d'administration sont issues des minorités visibles, souligne M. Jolin. La représentation de la communauté est un droit citoyen, conclut-il.

Toronto

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