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Les Franco-Ontariens ne sont pas perdants, selon l'ombudsman

L'ombudsman Paul Dubé promet de promouvoir le français

Commentant pour la première fois publiquement les coupes de Doug Ford en francophonie, l'ombudsman de l'Ontario, Paul Dubé, a affirmé à Radio-Canada, lundi, que les Franco-Ontariens ne sortaient pas perdants de l'abolition du Commissariat aux services en français, dont le personnel doit être transféré à son bureau.

L'annonce de l'abolition du Commissariat et de l'élimination du projet d'Université de l'Ontario français a suscité un tollé dans la communauté franco-ontarienne.

M. Dubé ne sait pas encore quand se fera le transfert de personnel et de responsabilités entre le Commissariat et son bureau, ni si son budget sera bonifié. Le projet de loi à ce sujet n'a toujours pas été adopté.

Néanmoins, l'ombudsman se fait rassurant.

Je m'engage et mon équipe s'engage de bien promouvoir ces droits linguistiques là, d'avancer le fait français en Ontario et de prendre soin des francophones.

Paul Dubé, ombudsman de l'Ontario

M. Dubé dit comprendre les appréhensions de beaucoup de Franco-Ontariens face à l'inconnu que représente l'abolition du Commissariat aux services en français, mais il ajoute ceci : « Je suis confiant que c'est une opportunité d'appliquer la force et l'impact de l'ombudsman à ces enjeux de la francophonie et à faire avancer les choses. »

L'ombudsman admet que son rôle n'est pas celui d'être un défenseur de la francophonie. Il assure cependant aux Franco-Ontariens qu'il respectera sa mission d'équité, de transparence et de responsabilisation.

Quant à l'abolition du projet d'Université de l'Ontario français, il explique que c'est pas à [lui] de [s]'ingérer. Les gouvernements sont élus pour prendre des décisions politiques, dit-il. On compose avec la législation qu'on a devant nous et on continue notre travail d'améliorer la gouvernance en Ontario.

Travailler avec François Boileau?

Lorsqu'on demande à M. Dubé s'il incite l'actuel commissaire aux services en français, François Boileau, à poser sa candidature pour le nouveau poste de commissaire au sein de son bureau, il répond qu'il ne peut pas commenter cette question publiquement.

En fin de journée lundi, M. Boileau a précisé qu'il n'allait pas postuler, lui qui avait dénoncé les coupes de Doug Ford. Là, on remplace le titre d’ombudsman adjoint par un titre de commissaire, mais ça n’empêche pas que ça demeure un poste qui est à l'emploi de l’ombudsman, a-t-il affirmé.

Photo d'un homme avec une barbe portant des lunettes et un completMartin Normand est stagiaire postdoctoral en sciences politiques à l'Université d'Ottawa. Photo : Radio-Canada / Michel Bolduc

Le stagiaire postdoctoral en sciences politiques à l'Université d'Ottawa Martin Normand croit en la bonne foi de l'ombudsman, mais il demande tout de même le rétablissement du Commissariat.

[Confier la tâche à l'ombudsman], c'est pas la même chose que d'avoir quelqu'un qui fait ça à temps plein.

Martin Normand, spécialiste des questions de politiques linguistiques

M. Normand ajoute que rien ne garantit que le prochain ombudsman sera aussi ouvert à la cause des francophones.

Toronto

Politique provinciale