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Solidarité pour les Franco-Ontariens : « C’est quelque chose qu’on n’a pas vu depuis les années 60 »

Dessin montrant des poings levés en avant du drapeau franco-ontarien.
Des Fransaskois se réjouissent de la mobilisation et de l'attention médiatique portée aux questions touchant la communauté franco-ontarienne en rapport avec les politiques du gouvernement de Doug Ford. Photo: marckeelanbishop.com
Radio-Canada

Le public canadien serait plus sensible aux questions touchant les francophones des milieux minoritaires : c'est le constat que font des Fransaskois, après le passage de Franco-Ontariens à l'émission Tout le monde en parle dimanche.

« Le fait que les Franco-Ontariens aient réussi à se faire inviter [à l’émission] démontre combien la crise de la francophonie en Ontario a réveillé ce sentiment du peuple francophone pancanadien », dit l’avocat fransaskois Roger Lepage. Même les associations francophones hors Québec montent aux barricades avec les Franco-Ontariens. »

Il y a eu un mouvement à travers le Canada. C’est quelque chose qu’on n’a pas vu depuis les années 1960.

Roger Lepage, avocat fransaskois

« Un million et demi de Québécois qui vont réentendre parler des francophones hors Québec, de leur vulnérabilité… Qu’on demande une solidarité avec les Québécois, cela augure bien pour la francophonie canadienne », ajoute-t-il.

Le Fransaskois croit que l’attention médiatique portée à la lutte des Franco-Ontariens contre les politiques du gouvernement du premier ministre Doug Ford démontre « un véritable changement » dans la relation entre les Québécois et les francophones des milieux minoritaires.

« Avec les années 60 et le mouvement souverainiste, on a eu une rupture [entre les francophones au Québec et dans les milieux minoritaires], explique-t-il. Les gens à l’extérieur du Québec ne se sentaient plus appuyés par les Québécois. »

Selon lui, la perte de vitesse du mouvement souverainiste au Québec permet de rétablir un lien entre les milieux francophones.

« De voir le gouvernement Ford abolir le Commissariat aux langues francophones et la promesse d’une université francophone, cela a fait une onde de choc dans la francophonie, dont les Québécois, croit-il. On voit qu’on est toujours très vulnérables et que le gouvernement peut aller vers l’arrière. »

Des francophones à mobiliser

La Fransaskoise Marie-France Kenny se réjouit également de l’attention portée à la lutte des Franco-Ontariens. Elle croit toutefois qu’une plus grande mobilisation est nécessaire dans les milieux francophones partout au pays.

« Peut-être qu'il faudrait qu'on se mobilise partout au pays, juste pour dire : "Nous sommes, nous serons, on est là" », dit-elle.

Peut-être [qu’on a besoin] d’une espèce de tintamarre pour dire : "On existe. "

Marie-France Kenny, Fransaskoise

« Je ne parle pas de sortir revendiquer, mais de sortir pour dire : "Eille, on est là, on est vigilant et on est là pour rester." Je pense qu'il y aurait lieu pour toute la francophonie de se mobiliser. »

L’ACF veut se joindre au mouvement

Le président de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), Denis Simard, rappelle que l’organisme soutient les Franco-Ontariens et que c'est un enjeu qui concerne aussi les Fransaskois.

« Ça nous concerne parce qu'on veut que toutes les communautés francophones du Canada se sentent appuyées même dans les moments difficiles, précise-t-il. Nous savons que, peut-être, un jour, ça sera à nous de faire un cri, de dire qu'il y a quelque chose qui se passe ici. On espère que toutes les communautés francophones se mobiliseront pour nous. »

Selon lui, la situation des Franco-Ontariens est une occasion pour toutes les communautés francophones de se montrer et de faire comprendre aux Canadiens qu'il y a 2,7 millions de francophones qui vivent à l'extérieur du Québec.

Des manifestations se tiendront le 1er décembre en Ontario pour dénoncer les compressions du gouvernement Ford.

Denis Simard indique que l’ACF prépare elle aussi une action pour prendre part au mouvement dans les prochains jours.

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