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Symposium francophone : Doug Ford, le grand absent dont tout le monde parle

Photo d'un homme en complet au podium; on peut lire le mot symposium sur un écran derrière lui.
Le commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau. Photo: Radio-Canada / Michel Bolduc
Radio-Canada

Avec pour toile de fond les coupes de Doug Ford en francophonie, plus de 200 intervenants du milieu francophone sont réunis en symposium à Toronto, pour discuter notamment du déclin « alarmant » du poids démographique des francophones en Ontario.

L'Ontario compte plus de 622 000 francophones, selon le dernier recensement, ce qui représente 4,7 % de la population ontarienne. Cette proportion doit chuter à 4 % en 2028, selon le Commissariat aux services en français de l'Ontario.

Or, en 1996, les francophones formaient 5,2 % de la population de la province.

Le commissaire aux services en français de l'Ontario, dont le poste a été aboli par le gouvernement conservateur pour ensuite être recréé vendredi dernier, mais sous l'égide de l'ombudsman provincial, a tiré à nouveau la sonnette d'alarme à ce sujet lors du symposium.

Augmenter le taux d'immigration francophone en Ontario est essentiel pour maintenir le poids démographique des francophones.

François Boileau, commissaire aux services en français de l'Ontario

M. Boileau a refusé de discuter de son avenir, lundi matin, disant ne pas vouloir faire dérailler le symposium.

Caroline Mulroney, assermentée officiellement lundi matin au poste de ministre des Affaires francophones, ne participe pas à l'événement organisé par le Commissariat aux services en français de l'Ontario.

Doug Ford interpelé

M. Boileau a demandé aux participants du symposium de ne pas parler de politique. Toutefois, la question des coupes de Doug Ford est vite revenue sur le tapis.

Mariève Forest, présidente de la firme de recherche Sociopol, a donné son appui à l'Université de l'Ontario français, un projet dont le premier ministre ontarien a annoncé l'abolition.

L'Université de l'Ontario français est une pièce importante qui donne de la légitimité au français dans la province.

Mariève Forest, présidente de Sociopol

Mme Forest souligne que la communauté franco-ontarienne est frappée par un vieillissement marqué, alors que le français est en perte de vitesse chez les jeunes dans son rapport de force avec l'anglais.

Tout comme M. Boileau, elle estime que l'immigration est la planche de salut pour la communauté franco-ontarienne.

Photo de deux femmes blanches et d'un homme noir assis, participant à un panel.Des participants au symposium (g. à d.): Mariève Forest de Sociopol, la professeure Diane Farmer de l'Université de Toronto et Alain Do Bi du Réseau de soutien à l'immigration francophone du Centre-Sud-Ouest de l'Ontario. Photo : Radio-Canada / Michel Bolduc

L'ancien gouvernement libéral n'a jamais atteint sa cible d'avoir 5 % de francophones parmi les immigrants accueillis en Ontario. Le nouveau gouvernement conservateur n'a pas fait connaître ses intentions à ce sujet.

De son côté, Alain Do Bi, directeur du Réseau de soutien à l'immigration francophone du Centre-Sud-Ouest de l'Ontario, affirme qu'il faut mettre en place un mécanisme de suivi auprès des immigrants francophones pour voir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

Toronto

Francophonie