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Des finissantes en renfort pour contrer la pénurie d'enseignants

Des élèves dans une classe de niveau primaire
Une classe de niveau primaire Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Une poignée de finissantes du baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire participent à un projet pilote pour contrer la pénurie d'enseignants dans la grande région de Montréal. Elles ont été envoyées en renfort dans des établissements des commissions scolaires de Laval et de Montréal et ont la pleine responsabilité d'une classe, même si elles ne sont pas encore diplômées. Elles ne sont toutefois pas laissées à elles-mêmes.

Un texte de Fannie Bussières McNicoll

Depuis septembre, 13 étudiantes en quatrième année au baccalauréat en enseignement à l'Université de Montréal sont devant une classe et non sur les bancs d'école. Elles participent au nouveau projet travail-études, né d’un partenariat avec les commissions scolaires du grand Montréal, dont celle de Montréal et de Laval.

Les étudiantes ne sont pas encore diplômées, mais elles enseigneront seules à un groupe d'élèves pendant toute l'année scolaire.

« L’université a aménagé nos cours en fonction du fait que nous sommes dans la classe toute la journée. Nous avons deux cours le soir et quelques samedis par mois », explique Cynthia Coulombe, titulaire d’une classe de préscolaire 5 ans à l’École Eurêka, à Laval. « On a aussi fait des cours pendant l'été pour pouvoir alléger notre horaire d'automne et notre horaire d'hiver » .

Un accompagnement personnalisé

Les étudiantes sont supervisées par un enseignant associé, mais elles ne partagent pas avec lui la charge de sa classe, comme c'est le cas lors d'un stage traditionnel. Résultat : davantage d'enseignants sont sur le marché du travail, ce qui allège la pénurie actuelle.

De plus, ce projet permet de tester une solution à un autre problème.

Photo de Josianne Robert devant un tableau, dans une classe de primaire. Josianne Robert, vice-doyenne aux études de premier cycle à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal, explique que les 13 participantes au projet travail-études ont reçu une autorisation provisoire d'enseigner afin de pouvoir obtenir des contrats d'enseignement à temps plein cette année. Photo : BCRP / Amélie Philibert

« Il faut comprendre que nos étudiantes sont souvent sollicitées par les milieux pour faire de la suppléance et autre », explique Josianne Robert, vice-doyenne aux études de premier cycle de la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal.

« Nous, ce qu'on voulait, c'est de baliser tout ça, parce qu'on observait que nos étudiantes également, parce qu'elles sont sollicitées pour faire de la suppléance, manquaient leurs cours. »

D'autres mesures ont été mises en place par les commissions scolaires pour accompagner les enseignantes novices, comme l’explique Jacynthe Descôteaux, conseillère en gestion du personnel à la Commission scolaire de Laval.

« Pour les mettre dans des conditions gagnantes, nous avons élaboré tout un programme d'insertion. Nous avons choisi avec soin des personnes expérimentées qui ont reçu des formations d'accompagnateurs afin de soutenir nos étudiantes-enseignantes. »

Des candidates triées sur le volet

Puisqu'il s'agit d'une responsabilité importante, les étudiantes ont été sélectionnées par l'Université de Montréal, explique Josianne Robert. Les candidats devaient avoir une moyenne de 3,3 sur 4,3, un excellent dossier de stage et réussir une entrevue devant un comité de sélection.

Malgré tout, le projet travail-études met beaucoup de pression sur les épaules des participantes. Une pression que gère toutefois bien Cynthia Coulombe, qui est satisfaite de son expérience jusqu’à présent.

Cynthia Coulombe est comblée d'enseigner dans une classe de préscolaire cinq ans parce qu'elle aime voir l'étincelle dans les yeux des plus petits lorsqu'ils apprennent de nouvelles choses.Cynthia Coulombe est comblée d'enseigner dans une classe de préscolaire cinq ans. Photo : Radio-Canada / Fannie Bussières McNicoll

C'est sûr que c'est exigeant. Ça roule, ça roule, c’est certain qu’on n’arrête jamais! C’est de l’adaptation, mais je commence à prendre le rythme. Ça va bien. Je trouve que c’est une expérience très riche et que nous sommes bien accompagnées.

Cynthia Coulombe

Des rencontres se tiendront bientôt entre l'Université de Montréal et les commissions scolaires participantes afin d’évaluer le succès du projet pilote et de décider s'il sera reconduit pour une deuxième année.

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