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Connaissez-vous le goalball?

Connaissez-vous le goalball?

Granby était l'hôte dimanche d'une compétition de mini-goalball, un sport où les joueurs doivent d'abord et avant tout se fier à leurs oreilles. D'abord inventé pour les personnes malvoyantes ou non voyantes, le sport est maintenant ouvert à tous. Et avis aux intéressés, l'équipe des Furax de Granby est à la recherche de nouvelles recrues.

Les jeunes ont les yeux bandés, sont étendus au sol et ont l'oreille attentive aux moindres bruits. Les joueurs de goalball sacrifient leur corps pour bloquer un ballon et le lancer dans le but de l'adversaire, à une dizaine de mètres d'eux. Pleins feux sur un sport qui place voyants et non-voyants sur un pied d'égalité. Ou presque.

« C'est un sport pas mal facile à apprendre. Ça rentre vite dans le cerveau ces règles-là! Ce n'est rien de si compliqué que ça », soutient l'un des joueurs des Griffons de Montréal, Ludovic Charbonneau.

Outre les joueurs qui communiquent rapidement entre eux, seuls des « pok » et des « ouf » de certains joueurs se font entendre en écho lorsque des tirs sont arrêtés. Des lancers parfois puissants. Aux Jeux paralympiques, le ballon bruyant de 3 lb atteint parfois les 65 km/h. Une vitesse sans doute « normale » au baseball, mais couché au sol, le regard dans le noir complet... Ça surprend.

Les règles du goalball

L'objectif est simple : marquer le plus de buts possible. Un peu comme au soccer, au hockey ou au water-polo. Sans contact avec les adversaires, les trois joueurs de chaque équipe doivent allier puissance et précision pour marquer dans un filet de 9 m de large. Chaque équipe compte trois joueurs sur le terrain qui sont à la fois attaquants et défenseurs pendant les deux périodes de 12 minutes.

Depuis trois ans, Granby a aussi sa propre équipe de mini-goalball, un sport inventé après la Seconde Guerre mondiale pour les vétérans blessés au combat. Depuis, il a été ajouté aux Jeux paralympiques tant chez les hommes que les femmes. Au niveau récréatif, le sport est beaucoup plus inclusif.

Pour ceux qui ont un handicap visuel, qu'il soit partiel total ou total, ce sont leurs amis qui viennent dans leur monde. Tu sais, on ne peut pas jouer au basket, on ne peut pas jouer au volley-ball quand on ne voit pas, mais avec le goalball tout le monde peut jouer , se réjouit la directrice générale de l'Association sportive des aveugles du Québec, Nathalie Chartrand.

Chez les Furax de Granby, un seul joueur a un problème de vision. Mais peu importe, le goalball se joue d'abord et avant tout en équipe. Moi, j'aime ça parce que tout le monde est égal et on doit aussi développer nos autres sens, rappelle Philippe Messier.

Ce dimanche, c'était la première fois que les Griffons de Montréal visitaient les Furax pour une compétition amicale. C'était aussi l'occasion d'initier de nouveaux joueurs.

Celle qui est à l'origine des Furax, Annie Campeau, aimerait bien que d'autres équipes de goalball voient le jour à Granby. C'est tellement un sport qui est plaisant. Alors, s'il y avait d'autres personnes qui apprenaient que ça existe ce sport-là, peut-être que d'autres personnes aimeraient pratiquer ce sport », croit-elle.

Estrie

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