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Yves-François Blanchet confirme sa candidature à la direction du Bloc québécois

Yves-François Blanchet a déjà l'appui de la moitié du caucus du Bloc québécois en vue de la course à la direction.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le commentateur politique et ex-ministre péquiste Yves-François Blanchet se lance dans la course à la direction du Bloc québécois. M. Blanchet, qui disposerait de l'appui de la moitié du caucus bloquiste, l'a confirmé dans une conférence de presse tenue à Ottawa, lundi après-midi.

Selon lui, le Bloc « a toute la pertinence qu’on lui a connue dans ses meilleures années », alors que son rôle est de servir le Québec et de ne parler que pour la province.

Le parti est toutefois devant un défi, comme l’ensemble du mouvement souverainiste, dit-il, soit celui de prouver qu’il a toujours sa raison d’être et que l’indépendance est possible.

« Il faut être extrêmement lucide et ne plus entretenir de pensée magique et penser que parce que notre idée est bonne, la majorité des gens du Québec vont y adhérer », affirme-t-il.

Peut-être qu’on a eu un peu tendance au sein du mouvement souverainiste à se parler entre nous. C’est à eux, ces huit millions de personnes, [que] nous devons nous adresser. […] Il y a une illustration à faire : ancrer la souveraineté dans le quotidien des gens.

Yves-François Blanchet

M. Blanchet considère en outre que ses défis en tant que chef du Bloc québécois seraient aussi d’ordre financier.

« Il faut garnir les coffres. Je vous rappelle qu’il y avait un engagement [du Parti libéral] à rétablir le financement public des partis politiques et que cet engagement-là est passé dans le même drain que celui de la réforme électorale », déplore-t-il.

Par ailleurs, Yves-François Blanchet ne pense pas qu’il existe une dichotomie entre la promotion de la souveraineté et celle des intérêts du Québec. Cet enjeu avait été une pomme de discorde au sein du Bloc québécois lors du passage de Martine Ouellet à sa tête.

« Quand je parle de cela, je mets un et, pas un ou. Il n’y a pas de différence entre la souveraineté et les intérêts du Québec pour moi », souligne-t-il.

Une candidature « saluée », selon Blanchet

Même s’il soutient qu’il ne « part pas à la chasse aux appuis », et même si tous les députés de la formation ne se sont pas rangés derrière lui, Yves-François Blanchet affirme que ces derniers ont « tous salué sa candidature », comme l’ensemble du caucus du Parti québécois.

M. Blanchet disposerait d’ores et déjà de l’appui de 5 députés du parti sur 10. Luc Thériault, Rhéal Fortin, Monique Pauzé, Mario Beaulieu et Louis Plamondon sont derrière lui. Seulement deux d'entre eux étaient toutefois à ses côtés à la conférence de presse.

Pour sa part, le député Michel Boudrias songe lui-même à se présenter à la direction du parti.

Élu député en 2008

M. Blanchet s'est retiré de toutes ses activités publiques la semaine dernière afin de réfléchir à un éventuel retour en politique. Quant à sa présence à l'antenne d'ICI RDI, la direction de l'information l'a avisé ce matin qu'il ne reviendra pas à l'émission Les Ex.

Élu député péquiste de la circonscription de Drummond (Centre-du-Québec) en 2008, M. Blanchet a ensuite déménagé dans la circonscription voisine de Johnson après la disparition de Drummond lors d'un redécoupage de la carte électorale.

Ministre du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs de 2012 à 2014 dans le gouvernement minoritaire de Pauline Marois, il était défait par la Coalition avenir Québec cette même année et quittait alors la vie politique pour la télévision.

Yves-François Blanchet avait précédemment travaillé dans le domaine de l'industrie du spectacle, assumant entre autres la gérance du chanteur Éric Lapointe dans les années 1990.

Les membres du Bloc québécois doivent se choisir un nouveau chef en février prochain. Les candidats ont jusqu'au 15 janvier pour faire connaître leurs intentions.

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