•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Deux nouvelles écoles inaugurées dans le secteur d'Aylmer, à Gatineau

Des fontaines à eau dans le couloir d'une école à Gatineau.

L'intérieur de l'École de la Forêt à Gatineau. (Archives)

Photo : Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) a inauguré lundi matin deux écoles primaires dans le secteur d'Aylmer, à Gatineau, pour pallier une forte hausse de la population. Mais les autorités scolaires redoutent déjà la mise en place de la maternelle 4 ans, une politique qui pourrait engendrer une surpopulation dans les écoles, et qui aggraverait le recrutement déjà difficile de nouveaux professeurs.

Depuis 2017, l'École de la Forêt accueille déjà des élèves, tandis que l'École 035 a ouvert ses portes à la rentrée de septembre 2018. Cette année, l'établissement a admis 319 élèves, répartis dans 17 classes, dont 6 classes préscolaires.

De son côté, l'École de la Forêt comprend 28 classes, dont 4 classes préscolaires.

Plusieurs voient d'un très bon oeil l'inauguration de ces établissements, puisque ce secteur de l'ouest de la ville connaît une croissance démographique.

C'est le cas d'Andréanne Gélinas-Proulx, professeure d'éducation à l'Université du Québec en Outaouais (UQO).

Je vois ça comme une célébration. C'est excitant pour ces écoles qui accueillaient déjà des élèves. Les écoles, en tout cas pour l'une d'entre elles, j'ai une étudiante qui est dans un des mes cours qui y travaille, ça fait une année où ils sont en train de tout roder, il faut voir ça comme un moment de célébration, où on inaugure le tout, un beau moment, je pense, affirme Mme Gélinas-Proulx.

De nouvelles écoles en chantier :

  • 036 : école primaire dans le secteur du Plateau (4 classes préscolaires / 24 classes primaires) – Ouverture en 2020
  • 040 : école secondaire à Aylmer, derrière la piscine Paul-Pelletier (capacité de 810 élèves) – Ouverture en 2020
  • 041 : école secondaire dans le secteur du Plateau (capacité de 810 élèves) – Ouverture en 2021

Source : Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais

Pénurie de main-d’œuvre...

Bien que les chantiers de construction et les ouvertures d’écoles dans ce secteur aillent bon train, la CSPO, comme d’autres commissions dans la province, se heurte à une pénurie d’enseignants.

Les inscriptions dans le secteur de l'enseignement à l'université sont en baisse, et de nombreux enseignants quittent le métier dans les cinq premières années en raison des conditions de travail et du nombre élevé d'élèves par classe, notamment.

En début d’année, ça m’a pris beaucoup, beaucoup de chance pour obtenir [un professeur] en anglais. Et finalement, on en a obtenu et ce qu’ils font, ils disent : “merci, j’ai eu un autre emploi” le lendemain, se désole le directeur de l’École de la forêt, Simon Leclerc.

Du fait de la situation géographique de Gatineau – de sa proximité avec Ottawa –, la concurrence est importante avec l'Ontario, province où les enseignants sont mieux payés.

On peut voir des difficultés à faire des remplacements, parfois on n'aura personne pour faire le remplacement. On va devoir considérer des enseignants qui ne sont pas formés, donc on va attribuer des autorisations d'enseignement temporaires, poursuit Mme Gélinas-Proulx.

Un constat que partage Suzanne Tremblay, présidente du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais.

Présentement, en Outaouais, il y a une pénurie, mais il y a des enseignants dans chacune des classes des enfants. Là où ça devient problématique, c'est en cours d'année, quand un enseignant prend un congé de maternité ou un congé de maladie. À ce moment-là, le remplacement de l'enseignant devient problématique, assure Mme Tremblay.

... et surabondance d’élèves

Mme Tremblay craint aussi que le projet de maternelle à 4 ans du premier ministre François Legault aggrave la situation.

Au niveau de la maternelle 4 ans, ce nouveau projet-là va amener une pénurie. On n’a pas l’espace physique et on n’a pas non plus les enseignants pour pourvoir ces postes-là, remarque-t-elle.

Même son de cloche à la CSPO. Son président, Mario Crevier, craint déjà la mise en place de la maternelle 4 ans, puisque la Commission n’a pas l’espace nécessaire pour accueillir tous ces nouveaux élèves.

On n’a pas de locaux disponibles dans le coin. On bâtit des écoles parce qu’on en a besoin, donc [les enfants de la] maternelle 4 ans, je ne sais pas où je pourrai les loger. Je n’ai aucune idée où je pourrai les loger, c’est plein partout. On a des demandes d’agrandissement déjà ailleurs, note M. Crevier.

Avec les informations de Yasmine Mehdi et d'Antoine Trépanier

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !