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Les regrets du Rouge et Noir d'Ottawa

Deux hommes se consolent en se prenant dans leurs bras.

Trevor Harris, après la défaite à la Coupe Grey du Rouge et Noir

Photo : La Presse canadienne / Jason Franson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans le vestiaire exigu des visiteurs du stade du Commonwealth, les joueurs du Rouge et Noir tentaient de se consoler les uns les autres. Quelques minutes plus tôt, ils venaient de perdre le match de la Coupe Grey 27-16 contre les Stampeders de Calgary.

Un texte de Kim Vallière

Si ce n’est pas des regrets, je ne sais pas c’est quoi le sentiment qui m’habite, a lâché Antoine Pruneau. J’ai tellement l’impression qu’on s’est préparés le mieux qu’on pouvait. Ils ont juste été meilleurs aujourd’hui.

Les faces déçues dans le vestiaire, ce n’est pas juste les joueurs, c’est vraiment tout le monde.

Antoine Pruneau, maraudeur du Rouge et Noir d'Ottawa

Tous ont salué la performance des Stampeders, qui ont continuellement attaqué le Rouge et Noir, à l’attaque, en défense et sur les unités spéciales.

Le point tournant, selon l’entraîneur-chef Rick Campbell, a été ce retour de botté de dégagement de 97 verges pour un touché par Terry Williams, avec seulement 20 secondes à faire à la première demie. Nous aurions peut-être dû prendre une meilleure décision sur ce jeu, a admis l’homme de football, qui avoue avoir fait une erreur tactique.

Au lieu de retraiter au vestiaire avec un retard de trois points, Ottawa était en retard 21-11, retard que l'équipe n’a jamais été en mesure de combler.

Ils ont capitalisé sur les gros jeux, a ajouté Kyries Hebert, qui à 38 ans est toujours à la recherche de sa première bague de champion de la Coupe Grey. Ils ont gagné la partie, nous ne l’avons pas perdue. Ils l’ont mérité.

Le secondeur du Rouge et Noir retenait ses larmes en parlant de l’affection qu’il a pour ses coéquipiers, en avouant vouloir attendre d’être seul avant de pleurer. Pas loin de là, Jean-Philippe Bolduc tentait aussi de se remettre de ses émotions.

Ça fait mal au coeur, surtout quand tu regardes le pointage final du match. En fin de partie, quand on voulait faire des poussées, quand tu enlèves sept points sur le tableau, tu te rends compte que ça aurait été un match complètement différent, a expliqué le capitaine des unités spéciales.

La surface artificielle de jeu a joué des tours aux joueurs des deux équipes tout au long de la rencontre en raison du manque d’adhérence. Les receveurs tombaient avant de recevoir le ballon, les défenseurs glissaient dans la poursuite de l’opposant et rataient leur plaqué.

Les joueurs du Rouge et Noir ont toutefois rappelé que les conditions étaient les mêmes pour les deux équipes et qu’ils ne voulaient pas s’en servir comme excuse pour leur défaite.

Un aspect qui a largement contribué au pointage final est la bataille des revirements, qu’Ottawa a perdue. Trevor Harris s’est notamment commis dans trois interceptions, puis William Powell et Diontae Spencer ont échappé le ballon.

Ce dernier avait le visage ensanglanté après la rencontre, en raison d’une coupure à la joue droite. J’ai fait une erreur. Je ne peux pas échapper le ballon comme ça, a expliqué le petit receveur et retourneur.

Visiblement, Pruneau n’est pas le seul à vivre avec des regrets dans le camp du Rouge et Noir. Les joueurs auront quelques heures pour panser leurs plaies avant de vider leur vestiaire à la Place TD, ce qui mettra officiellement un terme à leur saison 2018.

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