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Le plan de la Ville de Moncton pour venir en aide aux sans-abri est critiqué

Un itinérant est assis au milieu d'un campement qui a été démoli près d'une voie ferrée à Moncton.

Un itinérant est assis au milieu d'un campement qui a été démoli près d'une voie ferrée à Moncton.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les mesures que veut mettre en place la Ville de Moncton pour lutter contre l'itinérance à l'approche de la saison hivernale sont critiquées par des organismes qui viennent en aide aux sans-abri.

Le conseil municipal de Moncton a décidé d'allouer 20 000 $ à la construction d’un nouveau refuge pour sans-abri et a demandé à la province de contribuer au projet en déboursant les 400 000 $ restants.

La Ville n’a pas dit où se trouverait le nouveau refuge, car elle attend une réponse de la province, indique Isabelle LeBlanc, directrice des communications à la Ville de Moncton.

Nous avons deux emplacements en vue. La province va regarder ça et nous revenir avec une réponse très rapidement.

Isabelle LeBlanc, directrice des communications à la Ville de Moncton

La Ville et la province veulent aussi construire un refuge où d’autres services, mis à part l’hébergement, pourraient être disponibles : C’est bien d’avoir de l’hébergement, mais on veut offrir des solutions à long terme, donc on aimerait voir des ressources additionnelles sur les lieux, comme du support et de l’assistance.

Moncton travaille présentement avec les refuges locaux pour trouver des solutions afin de lutter contre l’itinérance. D’ailleurs la clinique Salvus a publié une offre d’emploi samedi.

Des réticences du côté des organismes communautaires

L’organisme Humanity Project s’est adressé à la Ville sur Facebook pour dénoncer les emplacements proposés.

Selon Charlie Burrell, le fondateur de l’organisme, la Ville a l’ancienne caserne de pompiers sur le boulevard Assomption dans sa mire. Cependant, il estime qu’il n’y aurait pas assez de place à cet endroit.

Ça ne sert à rien un refuge où il y aura 20 lits et où on va se rendre compte quelques années plus tard qu’on aurait dû avoir 100 lits, parce que c’est véritablement de ça dont on a besoin, a-t-il décrié sur Facebook.

Une photo de Charles Burrell.

Charles Burrell est le fondateur du Humanity Project.

Photo : Vanessa Blanch / CBC

Humanity Project a d’ailleurs décidé de convertir sa cafétéria en refuge pour sans-abri la nuit. M. Burrell croit que l’organisme pourra être en mesure d’accueillir environ 80 personnes.

S’il y a des gens qui sont dehors dans le froid, ils seront les bienvenus, ajoute-t-il.

Isabelle LeBlanc assure que les deux options de refuges temporaires proposés au gouvernement provincial sont de cent à 120 lits, mais elle ne sait pas encore quand le financement sera alloué.

Avec les informations de CBC

Nouveau-Brunswick

Pauvreté