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L'église du Très-Saint-Sacrement est à vendre

L'église du Très-Saint-Sacrement
L'église du Très-Saint-Sacrement Photo: Radio-Canada / Carl Marchand

L'église du Très-Saint-Sacrement est officiellement à vendre. L'annonce a été faite dimanche lors de la messe, mais la décision a été prise le 1er octobre par le diocèse, à la recommandation de l'assemblée de fabrique.

Après des mois de réflexion, la fabrique de la paroisse du Très-Saint-Sacrement en est venue à la conclusion qu'elle n'avait pas les moyens financiers d'entretenir le bâtiment datant de 1924 et qu'il valait mieux le mettre en vente, confirme le père Gérard Busque, qui est président de la fabrique.

Pour que la vente soit autorisée, certaines conditions devront toutefois être respectées. Le père Busque explique que s'ils veulent que leur offre soit acceptée, les éventuels acheteurs du bâtiment devront aménager un « service de pastorale dans la communauté de Saint-Sacrement ».

Dans les dernières années, le bâtiment a montré des signes de vieillesse. Une partie de la façade ouest s'est effondrée à deux reprises et le détachement de plusieurs blocs de pierre a mené à la découverte d'une faiblesse dans l'un des deux clochers de l'église.

« Nous, on la met en vente, alors un acheteur peut envisager de la démolir ou de la transformer, ça, ça ne relève pas de nous », souligne le curé.

Intérieur de l'église du Très-Saint-SacrementIntérieur de l'église du Très-Saint-Sacrement Photo : Radio-Canada

L'assemblée de fabrique souhaite maintenant engager un courtier immobilier qui s'occupera de la vente. Le prix du bâtiment n'est pas encore fixé.

Plusieurs promoteurs se sont déjà montrés intéressés, affirme le président de la fabrique. « Depuis qu'on en parle dans les journaux, il y a des acheteurs, mais on les a mis de côté pour le moment. »

Un deuil pour les paroissiens

« C'est sûr que c'est un deuil très très pénible à vivre, mais on n’a pas le choix dans le contexte actuel. Les coûts sont énormes pour la restauration, l'entretien, et la fréquentation religieuse a baissé beaucoup. »

Juliette Roy fréquente le lieu de culte depuis 1967. « Au début, c'était grandiose, il y avait beaucoup de monde, mais il faut s'adapter à l'époque », se souvient la dame à la sortie de la messe.

L'organiste Tania Presnyakoga aussi se désole : « Ça me fait de la peine, parce que c'est un bel instrument, c'est une belle église. »

Marie-Claude Poulin, une autre fidèle de la messe du dimanche, s'inquiète de la vente éventuelle de l'église. « De plus en plus les églises ferment, où est-ce qu'on va aller pour vivre notre foi? »

Le curé de la paroisse se fait rassurant, le processus de vente devrait prendre plusieurs années.

« Inquiétez-vous pas, affirme-t-il, dans les prochaines années tout va continuer comme avant. Les messes vont continuer, les activités pastorales, la Saint-Vincent-de-Paul qui fait une distribution alimentaire chaque semaine, tout ça continue. »

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