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Le Conseil de sécurité de l'ONU se rencontrera après un incident naval russe en Ukraine

Des avions russes survolent la mer Noire. Plusieurs navires militaires ukrainiens et russes se font face.

La marine ukrainienne accuse un navire russe d'avoir ouvert le feu sur des bateaux ukrainiens dans la mer Noire, après une confrontation tendue près des côtes de la péninsule de la Crimée.

Photo : Reuters / Pavel Rebrov

Radio-Canada

Le Conseil de sécurité de l'ONU se rencontrera lundi en urgence pour discuter de l'escalade militaire survenue dimanche entre l'Ukraine et la Russie, qui a ouvert le feu et capturé trois navires ukrainiens dans le détroit de Kertch.

La Russie et l'Ukraine auraient demandé la tenue de cette rencontre, affirment ces mêmes sources diplomatiques. Selon l'AFP, la réunion pourrait avoir lieu à New York à 11 h (heure locale).

La tension est montée d'un cran entre l'Ukraine et la Russie, dimanche, après un grave incident naval lors duquel la marine russe a ouvert le feu sur des navires militaires ukrainiens dans le détroit de Kertch et s'est emparée de trois d'entre eux en mer Noire.

La Russie, qui a d'abord empêché les navires ukrainiens de passer par le détroit en plaçant un navire-cargo sous la partie la plus élevée du pont de Kertch, a ensuite ouvert le feu sur les bateaux militaires.

Après avoir convoqué son cabinet de guerre à Kiev, le président ukrainien Petro Porochenko a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi qu'il proposera au parlement de proclamer la Loi martiale.

Cette mesure autoriserait le recours à la force armée, limiterait les libertés civiques et conférerait davantage de pouvoirs aux institutions de l'État.

Le président ukrainien a notamment dénoncé « un acte agressif de la Russie » et une « escalade préméditée » de la part de Moscou dans « une zone stratégique », située entre la Crimée – annexée en 2014 par la Russie –, et l'est de l'Ukraine, théâtre d'un conflit opposant le pouvoir de Kiev et les séparatistes prorusses.

Une « provocation », selon la Russie

Selon le Service fédéral de sécurité de la Russie (FSB), les navires de la Marine ukrainienne sont entrés illégalement dans les eaux territoriales russes. Les gardes-frontières russes estiment que l’Ukraine n'a pas informé à l'avance du voyage des navires dans le détroit de Kertch, ce que Kiev contredit. La Russie reconnaît ainsi avoir capturé les navires et fait usage de la force.

Le FSB juge cette manoeuvre comme une « provocation » de la part de Kiev, puisque les bateaux ukrainiens n'ont pas répondu aux « demandes légales » des autorités russes, leur intimant de s'arrêter, et qu'ils auraient « mené une manoeuvre dangereuse ».

« Leur but est clair, a mentionné un communiqué du FSB, c'est de créer une situation de conflit dans la région. »

Bien qu'un traité de 2003 désigne le détroit de Kertch et la mer d'Azov en tant qu'eaux territoriales partagées, la Russie exerce un contrôle accru sur ce passage depuis 2015.

Ottawa soutient Kiev

La ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland a dénoncé dimanche soir les agissements de Moscou. Dans un message publié sur son compte Twitter, elle a indiqué que le Canada condamnait l’agression russe contre l’Ukraine dans le détroit de Kertch et a rappelé le soutien « indéfectible » d'Ottawa à la souveraineté de l'Ukraine.

Par ailleurs, l'Union européenne (UE) et l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ont appelé dimanche soir à la « désescalade » en mer d'Azov et demandé à la Russie de « restaurer la liberté de passage » dans le détroit de Kertch.

« Nous attendons de la Russie qu'elle restaure la liberté de passage dans le détroit de Kertch et nous appelons toutes les parties à agir avec le maximum de retenue afin d'aboutir à une désescalade immédiate de la situation », a déclaré l'UE dans un communiqué. L'OTAN a également appelé « à la retenue » par la voix d'une porte-parole.

Avec les informations de Reuters, Agence France-Presse, et Associated Press

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