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La violence faite aux femmes au cœur d'une série d'activités de sensibilisation

Ombre d'une femme qui est montrée du doigt.

Des femmes de tous les milieux peuvent subir de la violence, selon la directrice de l'organisme À la Source Sept-Îles, Julie Rousseau

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes est soulignée dimanche par le lancement de plusieurs activités de mobilisation et de sensibilisation dans l'Est-du-Québec. Cette Journée lance une série de 12 jours d'actions qui mèneront à la journée de commémoration pour les victimes de la tuerie de l'école Polytechnique à Montréal, le 6 décembre.

Un texte de Marie-Christine Rioux

Le 6 décembre 1989, Marc Lépine entrait à l’école Polytechnique et y tuait 14 femmes.

Près de 30 ans plus tard, du travail reste encore à faire pour sensibiliser la population à la violence faite aux femmes, selon des organismes qui leur viennent en aide.

Des stèles dans un parc de Montréal.

La place du 6-décembre-1989, à Montréal, commémore les 14 victimes de la tuerie de Polytechnique.

Photo : Radio-Canada

C'est le cas aux Îles-de-la-Madeleine, où la maison d'hébergement l'Accalmie et le Regroupement des femmes La Sentin'Elle se sont associés aux autres organismes communautaires de l'archipel pour publier des capsules faisant la promotion de la non-violence et des rapports égalitaires sur les réseaux sociaux.

La violence faite aux femmes, ça n'appartient pas juste aux groupes de femmes. Il faut qu'il y ait d'autres groupes, d'autres personnes qui s'impliquent aussi pour faire en sorte qu'on soit capable de l'éliminer complètement.

Linda Turbide, coordonnatrice de la maison d’hébergement L’Accalmie

Mme Turbide rappelle que la violence peut arriver dans n'importe quel milieu.

Une marche solidaire sera organisée le 6 décembre, pour souligner la Journée nationale de commémoration et d'action contre la violence faite aux femmes.

Julie Rousseau est directrice de l'organisme À la Source Sept-Îles

Julie Rousseau, directrice de l'organisme À la Source Sept-Îles

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

De son côté, Julie Rousseau, directrice de l'organisme À la Source Sept-Îles, rappelle que chaque personne est responsable de faire cesser la violence envers les femmes.

On voit trop souvent de morts, de violences qui finissent par des morts d'enfants ou de femmes, et même si ça ne se rend pas jusque là, on veut être "tolérance zéro".

Julie Rousseau, directrice de l'organisme À la Source Sept-Îles

Ça peut arriver à n'importe quelle femme, ça peut être une femme qui peut nous sembler faite forte, ajoute Mme Rousseau.

Selon elle, il faut croire les femmes à qui ça arrive, ne pas minimiser le problème et dénoncer quand on peut le faire. [...] C'est juste non, on n'accepte plus ça.

Des activités de sensibilisation ailleurs dans l'Est-du-Québec

À Sept-Îles, la Ville s'affiche comme « Municipalité alliée contre la violence conjugale » depuis2017.

Le comité organisateur invite les citoyens à porter le ruban blanc, symbole d'opposition à la violence faite envers les femmes.

Il encourage aussi les entreprises et les organismes à prendre position contre cette forme de violence.

Le drapeau de la Ville de Sept-Îles, celui de l'événement, celui du Québec et du Canada qui flottent au vent.

La Ville de Sept-Îles a hissé son drapeau officiel de municipalité alliée contre la violence conjugale.

Photo : Ville de Sept-Îles

À Rimouski, une soirée de projection du documentaire Nouveau départ se tiendra à la salle Georges-Beaulieu du Cégep de Rimouski vendredi.

Le film raconte le parcours de femmes victimes de violence conjugale et la prise de conscience qui les ont menées à quitter leur conjoint violent.

Différentes activités de sensibilisation se tiendront au cours des prochains jours dans d'autres municipalités de l’Est-du-Québec.

D’après les informations de Geneviève Génier-Carrier

Bas-Saint-Laurent

Société