•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un bunker de la guerre froide ouvre ses portes au public

Le Diefenbunker de la Nouelle-Écosse a été construit dans les années 1960 pour abriter les chefs politiques et militaires en cas de guerre nucléaire.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

En Nouvelle-Écosse, une imposante relique de la guerre froide a ouvert ses portes au public samedi. Le Diefenbunker a été construit dans les années 1960 pour abriter les chefs politiques et militaires en cas de guerre nucléaire.

Le Diefenbunker de la Nouvelle-Écosse est l'un des rares complexes souterrains construits par le gouvernement canadien encore en place.

Il a été construit après la Seconde Guerre mondiale, alors que la guerre froide durait depuis plus d’une décennie.

Le bunker de Debert est l'un des quelques abris nucléaires construits dans les années 1960 par le gouvernement fédéral.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le bunker de Debert est l'un des quelques abris nucléaires construits dans les années 1960 par le gouvernement fédéral.

Photo : Radio-Canada

Malgré une trêve temporaire des essais nucléaires par les États-Unis, l'URSS et la Grande-Bretagne, un climat d’angoisse s'était installé au Canada.

Le premier ministre de l'époque, John Diefenbaker, avait pris des dispositions pour protéger les membres du gouvernement et les militaires.

Il a fait construire des abris souterrains secrets d'un bout à l'autre du pays. Celui de Debert, en Nouvelle-Écosse, peut accueillir 350 personnes en cas d'attaque nucléaire.

Des panneaux de contrôles réglaient la température et l'approvisionnement en eau du Diefenbunker.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des panneaux de contrôles réglaient la température et l'approvisionnement en eau du Diefenbunker.

Photo : Radio-Canada

Lorsque la construction de cet abri a été achevée en 1964, il était déjà obsolète, car les arsenaux nucléaires étaient plus puissants.

L'abri n'aurait pas résisté à une attaque directe, mais demeurait un refuge pour se protéger des retombées radioactives.

Avant d'être admis à l'intérieur, il fallait passer par trois douches de décontamination et jeter ses vêtements.

La salle de contrôle du Diefenbunker de Debert.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La salle de contrôle du Diefenbunker de Debert.

Photo : Radio-Canada

Il y avait des vivres pour survivre environ 90 jours et des panneaux de contrôle permettaient d’ajuster la température et de régler l’approvisionnement en eau.

Fait intéressant, il y avait même un studio de CBC/Radio-Canada pour rester en contact avec la population extérieure.

L'abri nucléaire de Debert comportait même un studio de radio de CBC/Radio-Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'abri nucléaire de Debert comportait même un studio de radio de CBC/Radio-Canada.

Photo : Radio-Canada

Le propriétaire actuel de l'abri en a fait l'acquisition en 2012 dans une vente aux enchères pour la modique somme de 31 000 dollars.

Des entreprises de technologie y louent désormais des espaces de travail uniques.

En plus des visites guidées offertes sur une base régulière, l'entreprise de divertissement Enter the Bunker propose des parties de Laser Tag et bientôt des jeux d'évasion sous le thème de la guerre froide.

Avec les informations d’Olivier Lefebvre

Nouvelle-Écosse

Histoire