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La relance de la scierie de Baie-Trinité devra encore attendre

Du bois d'oeuvre

La relance de la scierie de Baie-Trinité est menacée parce que les promoteurs trouvent insuffisante la quantité de bois autorisée par le ministère.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Un projet de relance de la scierie de Baie-Trinité est sur la glace depuis le printemps. Les promoteurs jugent insuffisant le volume de bois que leur a proposé le ministère des Forêts.

La scierie de Baie-Trinité est inactive depuis 10 ans. Quand elle fonctionnait à pleine capacité, 180 personnes y travaillaient en usine et en forêt.

En avril, des promoteurs du Nouveau-Brunswick ont approché le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) pour connaître le volume de bois disponible pour relancer les opérations de la scierie.

Les promoteurs ont refusé cette offre parce qu'ils jugent la quantité de bois insuffisante et qu'ils cherchent des garanties à plus long terme, selon le ministère des Forêts.

Au MFFP, la porte-parole Catherine Thibeault dit devoir tenir compte des autres entreprises forestières qui ont déjà des garanties d'approvisionnement dans le même secteur.

L'extérieur de la scierie de Baie-Trinité

La scierie de Baie-Trinité

Photo : Radio-Canada / Olivier Roy-Martin

Le ministère doit se garder une marge de manœuvre suffisante pour continuer d'honorer les garanties d'approvisionnement des détenteurs actuels, à moyen et à long terme, tout en pouvant répondre à ses éventuels objectifs de protection de la biodiversité, affirme Catherine Thibeault.

Au Québec, c'est le bureau du Forestier en chef, une entité indépendante, qui détermine les possibilités de coupe forestière.

Ces possibilités ont été établies jusqu'en 2023, et le ministère des Forêts dit en tenir compte quand il fait une offre à des promoteurs.

Catherine Thibeault  en entrevue

La responsable des communications du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, Catherine Thibault

Photo : Radio-Canada / Olivier Roy-Martin

Ce que le ministère a fait, c'est qu'il a fait une offre prudente, sur 10 ans, d'un volume ponctuel, pour éviter que le groupe de promoteurs investisse sans avoir la certitude que les volumes connus aujourd'hui vont continuer d'être disponibles à moyen et à long terme, explique Catherine Thibeault.

L'un des promoteurs contacté par Radio-Canada au Nouveau-Brunswick souhaite conserver l'anonymat pour ne pas nuire à d'autres projets.

Selon lui, le projet de relance à Baie-Trinité restera sur la glace tant que le ministère ne garantira pas un plus grand volume de bois sur une période plus longue.

Pour le moment, le ministère n'est pas en mesure de dire s'il fera ou non une nouvelle offre.

Avec les informations d'Olivier Roy-Martin

Côte-Nord

Industrie forestière