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La FPJQ remettra une Charte de la transparence au gouvernement

Les journalistes sont aussi invités à signer une pétition.

Les journalistes sont aussi invités à signer une pétition.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a présenté dimanche une Charte de la transparence, qui sera déposée à l'Assemblée nationale, pour demander au nouveau gouvernement d'améliorer la loi sur l'accès à l'information.

Un texte de Fanny Samson

La FPJQ, qui tenait son congrès ce week-end dans la capitale, a émis une liste de recommandations et fait part de ses préoccupations à la Coalition avenir Québec (CAQ).

Selon le président de la FPJQ, Stéphane Giroux, la loi actuelle est désuète, incomplète et imparfaite.

« Elle permet au gouvernement en place et à ses prédécesseurs de diffuser et de partager des choses qui faisaient bien leur affaire. Dans une vraie société où le gouvernement est transparent, on n'a pas besoin de courir après l'information », soutient-il.

Le président de la FPJQ, Stéphane Giroux, entouré des trois membres du comité.

Le président de la FPJQ, Stéphane Giroux, entouré des trois membres du comité.

Photo : Radio-Canada

La Charte de la transparence est un document, une liste de recommandations, qu'on dépose au gouvernement Legault pour qu'il comprenne les enjeux de la transparence et de l'accès à l'information.

Stéphane Giroux, président de la FPJQ

Régys Caron, ancien correspondant parlementaire du Journal de Québec, Monique Dumont, experte de la FPJQ en matière de transparence, et Marie-Christine Trottier, recherchiste au Bureau d’enquête du Journal de Québec, sont membres du comité responsable de la rédaction de la charte.

« On veut dire au gouvernement : l'information c'est un bien public. D'ailleurs, le gouvernement fédéral vient tout juste de le dire, et ça, c'est une très bonne nouvelle », souligne Régys Caron.

Le journaliste Régys Caron a corédigé la Charte de la transparence.

Le journaliste Régys Caron a corédigé la Charte de la transparence.

Photo : Radio-Canada

« L'information, étant un bien public, ça mérite d'être nourri, ça mérite d'être protégé et non pas caché. Quand les journalistes font leur travail, ils travaillent pour le bien commun, ils travaillent pour la santé de la démocratie, parce que des gens bien informés font des bons choix. Ils lisent, ils vont voter, avec un esprit éclairé », ajoute Régys Caron.

Monique Dumont, qui a envoyé de nombreuses demandes d'accès durant sa carrière, s'est parfois tournée vers les États-Unis et la Grande-Bretagne pour obtenir des informations sur des dossiers canadiens.

« Il y a des exemples dont on pourrait vraiment s'inspirer et qui devraient inspirer aussi le gouvernement pour proposer une refonte qui ferait qu'on soit parmi les meilleurs pays en matière d'accès à l'information », croit-elle.

La ministre de la Justice, Sonia LeBel, prévoit rencontrer la Fédération. Des centaines de journalistes ont aussi signé une pétition.

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