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La mobilisation des Franco-Ontariens en chiffres

Une élève de l'école secondaire catholique Monseigneur-de-Charbonnel lors de la manifestation à Toronto.
Une élève de l'école secondaire catholique Monseigneur-de-Charbonnel lors de la manifestation à Toronto. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Des Franco-Ontariens se préparent à manifester contre la fin du financement de l'Université de l'Ontario français et le transfert du Commissariat aux services en français sous les auspices de l'ombudsman de la province.

Un texte de Philippe de Montigny

13 000 signatures

Plus de 13 000 personnes se sont inscrites à la « résistance » organisée par l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO).

L’organisme encourage les citoyens à poser différents gestes, que ce soit de signer une pétition (Nouvelle fenêtre) pour demander au gouvernement Ford de reculer complètement sur les compressions dans les institutions franco-ontariennes ou de publier une vidéo et des messages sur les réseaux sociaux.

Des manifestations se tiendront d’ailleurs le 1er décembre dans 40 villes en Ontario. Dans certains cas, ces manifestations auront lieu devant les bureaux de députés progressistes-conservateurs.

« Notre langue, nos droits » peut-on lire sur une affiche lors de la manifestation« Notre langue, nos droits » peut-on lire sur une affiche lors d'une manifestation à l'École secondaire catholique Monseigneur-de-Charbonnel jeudi. Photo : Radio-Canada

60 000 $ amassés pour les manifestations

L’AFO dit avoir amassé plus de 35 000 $ en dons et contribuera également 25 000 $, une somme issue d’un fonds spécial réservé pour des luttes pour les droits linguistiques. Le président de l'organisme, Carol Jolin, estime que chaque manifestation coûtera environ 1000 $.

Ça demande beaucoup de sous. On veut que les gens soient bien équipés lors des rassemblements. Il y a des trousses qui vont être envoyées avec drapeaux, macarons, affiches et formulaires de toutes sortes, dit-il.

Des étudiants manifestent en hiver avec des banderolles.Des étudiants manifestent devant Queen's Park pour la création d'une nouvelle université franco-ontarienne. Photo : ICI Radio-Canada/

550 t-shirts vendus

Un design de t-shirt conçu par l’illustrateur Marc Keelan-Bishop fait des vagues : la compagnie ENTK les a produits et en a vendu plus de 550 en cinq jours. Tous les profits, au-delà des coûts de production et des frais de livraison, seront versés à la campagne de financement de l’AFO.

Je fais la majorité de mes ventes à la fin du mois d’août et au mois de septembre, en marge du jour des Franco-Ontariens. On vient de battre mon mois de septembre en moins d’une semaine affirme Renée O’Neill, propriétaire de la boutique en ligne ENTK.

Un t-shirt noir avec le texte « Sortez vos épingles à chapeux » et une illustration d'un poing qui tient une épingle en forme de fleur de lys.Le t-shirt de la « résistance » fait référence au combat des enseignantes franco-ontariennes qui s'étaient servies de leurs épingles à chapeaux pour défendre leurs écoles de langue française. Photo : Renée O'Neill/ENTK

500 aimants pour les voitures

Certains citoyens ont également lancé leurs propres initiatives. C’est le cas de Nathalie Godard d’Ottawa, qui vendra prochainement 500 aimants pour les voitures à l'effigie du drapeau franco-ontarien et qui contribuera aux profits du mouvement de « résistance » de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario. Son idée est de rendre plus visibles les francophones, même sur les routes de la province.

C’est juste un petit geste, mais qui peut avoir un grand impact à la fin affirme Mme Godard.

Drapeau franco-ontarien, avec fleur de lys blanc sur un fond vert à gauche et une fleur de trille verte sur un fond blanc à droite.Des aimants à voiture du drapeau franco-ontarien seront vendus prochainement en marge de la mobilisation de la communauté contre les compressions. Photo : Natalie Godard

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