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Haïti toujours sous tension au terme d'une semaine de manifestations

Des manifestants ont été détenus brièvement par les policiers vendredi, lors d'une manifestation contre le gouvernement à Port-au-Prince.

Des manifestants ont été détenus brièvement par les policiers vendredi, lors d'une manifestation contre le gouvernement à Port-au-Prince.

Photo : Reuters / Andres Martinez Casares

Radio-Canada

Un climat de tension règne toujours en Haïti, raison pour laquelle le Canada est revenu sur sa décision de suspendre certains renvois vers Haïti prévus cette semaine.

L'agence des services frontaliers du Canada a repris vendredi les expulsions de certains demandeurs d'asile haïtiens vers leur pays d'origine, deux jours après avoir annoncé leur suspension en raison de la récente flambée de violence dans ce pays.

Or, le climat reste tendu dans le pays, a indiqué dimanche à l’antenne de RDI Matin Obed Lamy, journaliste à Port-au-Prince.

Depuis une semaine, des manifestations ont cours pour réclamer la démission du chef de l’État, Jovenel Moïse. Les manifestants demandent que le gouvernement rende des comptes dans le dossier Petrocaribe, un programme qui fournit du pétrole vénézuélien au rabais à plusieurs pays de la région.

Vendredi, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Port-au-Prince et les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes contre la foule qui lançait des roches.

Cette manifestation survenait deux jours après une brève allocution du président Jovenel Moïse à la télévision. « Les Haïtiens m’ont élu comme président lors d’élections libres et justes », a-t-il déclaré. Il a ajouté que les gens avaient le droit de manifester, mais qu’il n’avait pas l’intention de démissionner.

« Il semble que son message n’a pas été très bien reçu », a analysé M. Lamy, évoquant la manifestation de vendredi, qui a été marquée par des affrontements avec les forces de l'ordre.

À Port-au-Prince, les policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes contre les manifestants qui continuaient de réclamer la démission de Jovenel Moïse vendredi .Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des policiers ont utilisé des gaz lacrymogènes contre les manifestants qui continuaient de réclamer vendredi la démission de Jovenel Moïse.

Photo : Reuters / Andres Martinez Casares

La mobilisation pour réclamer la démission du président Jovenel Moïse a été lancée le 18 novembre. Des milliers d'Haïtiens ont alors manifesté devant le Palais national à Port-au-Prince pour demander une enquête concernant une somme de 3,8 milliards de dollars américains qui devait financer le programme Petrocaribe.

Un appel à la grève générale lancé par l'opposition a par la suite paralysé écoles, commerces et entreprises privées dans la capitale pendant plusieurs jours.

Selon l'opposition, 11 personnes ont été tuées lors de ces manifestations, tandis que la police parle plutôt d'un bilan de trois morts par balle.

Samedi, six personnes – dont quatre douaniers –ont été tuées à la frontière qui sépare Haïti de la République dominicaine. L’incident a débuté lorsqu’un douanier a tiré sur quelqu’un qui a tenté de traverser la frontière avec de la marchandise sans s’arrêter, ont indiqué les autorités.

Un groupe s’est par la suite retourné contre les douaniers, qu’ils ont brûlés mortellement.

Ces morts ne sont pas directement liées à la crise politique, souligne toutefois M. Lamy, Elles témoignent néanmoins du « climat de tension » qui règne dans le pays, selon lui.

Avec les informations de Associated Press

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