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Les syndiqués de Postes Canada espèrent toujours obtenir des gains

Un employé de Postes Canada conduit un camion de la société.
Les sénateurs débattent du projet de loi spéciale qui vise à forcer les 50 000 employés de Postes Canada à cesser leurs grèves tournantes. Photo: The Canadian Press / Darren Calabrese

À Ottawa, les sénateurs ont repoussé à lundi la ratification du projet de loi spéciale qui vise à forcer les 50 000 employés de Postes Canada à cesser leurs grèves tournantes. De leur côté, les syndiqués de Postes Canada espèrent toujours obtenir des gains malgré la menace d'une loi spéciale.

Un texte d'Adrianne Gauvin-Sasseville en collaboration avec Geneviève Génier Carrier

Les députés fédéraux ont adopté dans la nuit de vendredi à samedi le projet de loi à la Chambre des communes après plusieurs heures de discussions.

Six élus libéraux ont voté contre, alors que les députés du nouveau Parti démocratique du Canada l'ont rejeté en bloc. Les députés conservateurs étaient absents.

Le président de la section locale de Rimouski du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, Danick Proulx, indique qu'il n'y a aucune surprise. Tant qu'à l'avoir [la loi spéciale], on pense qu'elle risque d'être plus avantageuse pour nous, mentionne-t-il. Puis si elle ne l'est pas, c'est sûr qu'on va la contester encore devant les tribunaux, ajoute M. Proulx.

Durant les dernières négociations, l'arbitre était obligé de prendre soit la convention de l'employeur soit celle du syndicat. Quand un arbitre est nommé par le gouvernement, on sait bien que ce ne sera pas avantageux pour nous autres. C'est ce principe-là, d'après nous, qui risque d'être changé. L’arbitre pourrait choisir un point ou deux de notre convention et un point ou deux du côté de l’employeur précise-t-il.

Le député néo-démocrate de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Guy Caron.Le député néo-démocrate de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Guy Caron. Photo : Courtoisie Guy Caron

Le député néo-démocrate de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques, Guy Caron, se dit très déçu par le gouvernement Trudeau dans ce dossier.

C'est à Postes Canada qu'on aurait dû s'en prendre.

Guy Caron, député néo-démocrate de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques

Il affirme que le Nouveau Parti démocratique continuera d'appuyer les travailleurs notamment en ce qui a trait à la santé et à la sécurité au travail. Depuis deux ans, il y a eu 43 % de plus d'accidents qui se sont produits, parce que le modèle d'affaires de Postes Canada est passé des lettres aux colis sans avoir de changement de procédure, déplore-t-il.

On va continuer à travailler pour s'assurer que les citoyens ne soient pas lésés par les façons de faire de Postes Canada.

Guy Caron, député néo-démocrate de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques

Ce qu'on voudrait voir maintenant, c'est que les libéraux commencent à examiner le problème de Postes Canada comme employeur puisqu'il s'agit définitivement de l'un des pires employeurs au pays depuis au moins 20 ans, conclut M. Caron.

Bas-Saint-Laurent

Relations de travail