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Les médias sociaux pour construire un manifeste franco-ontarien

Dessin montrant des poings levés en avant du drapeau franco-ontarien.
Les franco-ontariens se mobilisent pour inciter le gouvernement à faire marche arrière. Ils ne veulent pas abandonner leur université et leur commissariat. Photo: marckeelanbishop.com
Radio-Canada

Dans la lancée des récents enjeux linguistiques en Ontario est apparue la page Facebook « Co-construction du Manifeste franco-ontarien ». Fondée par Ethel Côté, et en collaboration par Mireille Groleau, la page a pour but de réunir les voix et les revendications de Franco-Ontariens des quatre coins de la province.

Un texte de Didier Pilon

C’est lors de ses voyages qu’Ethel Côté, une professionnelle de l’entrepreneuriat social d’Ottawa, a pris connaissance des manifestes politiques.

Ethel Côté, fondatrice de MécènESS travaille à son bureau Ethel Côté, fondatrice de MécènESS. Photo : Radio-Canada

Ce que j’ai vu un peu partout, précise-t-elle, c’est que quand une population se met ensemble pour réagir à une crise ou pour proposer un projet de société, souvent on essaie de co-construire un document.

Le manifeste veut interpeller un autre parti, dans ce cas-ci, le gouvernement de l’Ontario.

Ethel Côté, fondatrice de la page « Co-construction du Manifeste franco-ontarien »

À cet effet, Mme Côte et Mme Groleau rassemblent des contributions d’artistes et de citoyens. Ces contributions peuvent prendre une grande variété de formes.

Les gens ont proposé des phrases, des poèmes, des bouts de chansons qu’ils ont écrites, des énoncés, raconte Mme Côté.

Cinq macarons ternis.Ces macarons remontent au conflit scolaire de Penetanguishene des années 1970. Photo : Courtoisie de Chantal DesRochers

La fille de M. DesRochers, qui s’est battu sans relâche dans la région Penetanguishene, a publié une photo des macarons que son père avait archivés, ajoute-t-elle.

Un manifeste, c’est un texte qui est ancré dans le temps, et qui a une résonnance face à une situation donnée.

Mireille Groleau, auteure franco-ontarienne

Utiliser les médias sociaux

La collecte s’opère principalement par Facebook.

En plus de la page du Facebook manifeste, Mme Groleau reste aussi aux aguets des activités sur les réseaux sociaux.

Mireille Groleau et Daniel Groleau Landry en studio.Daniel Groleau Landry pose avec sa mère Mireille Groleau. Tous deux sont des poètes et auteurs. Photo : Radio-Canada / Patrick Wright

Je suis en mode “scan Facebook”, affirme-t-elle. Je vais voir toutes les pages régulièrement, et j’y retire des commentaires pour inspirer, pour insuffler une image qui est vraiment la nôtre.

Une image franco-ontarienne de notre parole, de notre identité, de notre trésor.

Mirelle Groleau, auteure franco-ontarienne

Un projet collectif

Le format que prendra le projet reste toujours à être défini.

On n’a pas vraiment d’idée à quoi ça va ressembler encore, avoue M. Groleau.

Mme Côté abonde dans le même sens : Si je prenais pour acquis que c’était quelque chose plus qu’une autre à ce moment-ci, ce ne serait pas très respectueux du processus collectif.

Toutefois, les deux responsables s’entendent pour dire qu’il aura un produit prêt à être lu lors des manifestations du premier décembre.

On aimerait aussi qu’il soit lu dans les écoles, ce qui veut dire qu’on ne veut pas un texte scientifique que de 12 pages. On veut qu’il ait une partie plus slogan, dont on peut se rappeler plus facilement et un texte un peu plus soutenu pour alimenter la réflexion et la discussion, explique M. Groleau.

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