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Acheter en ligne, est-ce vraiment mieux pour l'environnement?

Photo d'un livreur de la compagnie UPS habillé en brun en train de soulever une boîte.

Les commandes en ligne sont de plus en plus populaires au Canada. La livraison de tous ces colis crée de la pollution.

Photo : Reuters / David Ryder

Radio-Canada

Est-ce plus écologique de commander vos cadeaux de Noël de votre ordinateur ou de prendre la voiture pour aller les acheter au magasin? La réponse dépend notamment de la rapidité de livraison que vous choisissez et du nombre d'articles que vous retournez.

Le Vendredi fou et le Cyberlundi sont de plus en plus populaires pour les achats en ligne. Le 4 décembre dernier, Postes Canada a livré 1,83 million de colis en une seule journée, un nouveau record.

C'est sans parler de la vague de colis qui sont retournés aux détaillants une ou deux semaines plus tard.

[Tous ceux qui commandent en ligne] devraient se soucier de leur empreinte carbone.

Sharon Cullinane, spécialiste du commerce en ligne

Mme Cullinane, qui est professeure à l'Université de Gothenburg, en Suède, offre des recommandations pour ceux qui magasinent sur Internet.

La livraison le jour même ou le lendemain :

  • L'impact [de la livraison rapide] est colossal sur le système logistique [des détaillants] et, en retour, sur l'environnement, affirme la professeure Cullinane. La raison : les détaillants ne peuvent pas autant regrouper les commandes et les livraisons géographiquement, compte tenu de l'échéancier de livraison serré à respecter. Les livraisons sont plus éparpillées et les camions de livraison doivent parcourir de plus grandes distances, augmentant leurs émissions polluantes. Le chercheur Miguel Jaller de l'Université de la Californie (Davis) conseille aux consommateurs de rejeter la livraison gratuite, même si c'est gratuit.

Les retours gratuits :

  • Les commerçants ont souvent une politique de retours gratuits, pour inciter les clients à acheter davantage. Mais il y a un prix environnemental à payer si vous achetez deux tailles d'un chandail pour en retourner une ou si vous ajoutez un article à votre panier virtuel pour obtenir la livraison gratuite sachant que vous allez le renvoyer au magasin. Tous ces articles doivent être transportés à nouveau par des camions. Selon Mme Cullinane, le taux de retour pour les commandes en ligne est de 25 % à 30 %, comparativement à 6 % à 10 % pour les achats en magasin.

De son côté, le fabricant de vêtements Miik de Toronto a choisi de ne pas permettre à ses clients de retourner des articles non désirés gratuitement par la poste.

La présidente de la compagnie, Susan Cadman, a plutôt ajouté des renseignements sur son site web sur les tailles de ses vêtements, en plus de bonifier son service à la clientèle pour aider les consommateurs à commander la bonne taille dès le départ.

Avec les informations de CBC News

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