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Les infirmières travaillent désormais le week-end au centre de détention Kilburn Hall

Entrée des visiteurs du centre de détention pour jeunes Kilburn Hall, à Saskatoon.

Des infirmières de la prison pour jeunes travaillent désormais trois heures par jour les samedi et dimanche et les jours fériés, a indiqué la province.

Photo : CBC

Radio-Canada

Selon le ministère des Services correctionnels de la Saskatchewan, les infirmières doivent désormais travailler les fins de semaine et les jours fériés à la prison pour jeunes de Kilburn Hall, à Saskatoon, après la mort d'un détenu.

Les infirmières doivent fournir des soins aux détenus « 365 jours sur 365 », affirme le ministère.

Ce changement fait suite à la recommandation du jury d'enquête selon laquelle davantage d'infirmières devraient être ajoutées à la liste du personnel de Kilburn Hall, où un détenu de 17 ans est mort d'une surdose de méthamphétamine en juillet 2015.

Des infirmières de la prison pour jeunes travaillent désormais trois heures par jour les samedi et dimanche, et les jours fériés, indique une lettre du ministère adressée au Bureau du coroner de la Saskatchewan.

En 2017, un jury de l’enquête du coroner avait formulé des recommandations sur la manière de prévenir des morts similaires. L'augmentation du nombre d'infirmières sur place pendant les heures de réveil, de 7 h à 23 h, sept jours sur sept, était l'une d'entre elles.

Le jury a également demandé au ministère d'installer des scanners d'imagerie corporelle dans l'établissement, après avoir entendu que l'adolescent avait probablement introduit de la méthamphétamine dans l'établissement.

Le ministère des Services correctionnels a affirmé qu'une demande de proposition devait être publiée en septembre dernier pour planifier l'installation de tels scanners pour les détenus.

Le ministère de la Justice de la province affirme, quant à lui, qu’un tel scanner sera installé dans le cadre d’un projet pilote. Si ce projet est considéré comme fructueux, le ministère considérera la possibilité d’installer davantage de scanners dans ce type d’établissements.

Le ministère de la Justice ajoute qu’à la suite du décès du jeune détenu, le nombre d’heures travaillées par les infirmières pendant les fins de semaine et les jours fériés avait été revu à la hausse dans d’autres centres carcéraux pour jeunes de la province.

Un plan d'intervention d'urgence

En réponse à une recommandation préconisant d'élaborer un « plan d'intervention en cas d'urgence », le ministère a déclaré qu'il avait mis au point un plan d'urgence médicale dans la prison.

Le ministère n'a toutefois pas accepté l'une des recommandations les plus radicales du jury, celle de réclamer que tous les membres du personnel de la prison pour jeunes, et non seulement le personnel médical, soient mieux formés pour vérifier les signes vitaux des détenus.

« C’est une fonction qui incombe à des professionnels de la santé qualifiés et qui nécessite une formation spécifique en matière de soins de santé que le ministère a décidé de ne pas ajouter aux tâches principales qui incombent aux travailleurs de jeunesse en milieu carcéral », a écrit le ministère.

Au cours de l'enquête du coroner, deux superviseurs ont déclaré qu'ils ne pensaient pas que l'adolescent ait fait une surdose. C'est pourquoi ils n'ont pas appelé d'ambulance avant que ce dernier soit retrouvé sans connaissance sur le sol de sa cellule.

En revanche, des membres du personnel ont témoigné que l'adolescent savait qu'il faisait une surdose et a supplié qu'on appelle une ambulance, quelques heures avant sa mort.

Le ministère a indiqué qu'il travaillait toujours sur la création d'un « programme de formation et d'un rappel annuel sur les urgences médicales, notamment les retraits de médicaments et les surdoses. »

Avec les informations de Guy Quenneville, CBC News

Saskatchewan

Justice et faits divers