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Les travailleurs de l’industrie du cannabis inquiets de voyager aux États-Unis

Une pancarte avise les voyageurs qu'ils ne peuvent pas traverser la frontière américaine avec du cannabis.
Une pancarte installée par l'Agence des services frontaliers du Canada avise les voyageurs qu'ils ne peuvent pas traverser la frontière américaine avec du cannabis. Photo: Radio-Canada / Remi Authier
Radio-Canada

Les restrictions quant à l'accès au territoire américain pour les personnes travaillant dans l'industrie du cannabis légal inquiètent, mais n'empêchent pas plusieurs Canadiens de se lancer dans l'aventure de « l'or vert ».

Un texte de Marie Chabot-Johnson

Plusieurs personnes voulant se lancer dans l’industrie du cannabis partagent cette inquiétude, selon Jesse Cheetham, vice-président des ressources humaines de Fire & Flower. L’entreprise possède 10 magasins en Alberta et 2 en Saskatchewan.

Pour chaque personne à laquelle nous parlons pour qu’elle fasse partie de l’équipe, il s’agit souvent de l’une des premières questions. Serai-je capable de voyager aux États-Unis?

Jessee Cheetham, vice-président des ressources humaines de Fire & Flower

À cette question, il répond qu'aucun employé n’a encore eu de problèmes pour voyager aux États-Unis. Des employés de Fire & Flower traversent la frontière presque toutes les semaines pour des rencontres ou des formations, selon lui.

Un copropriétaire du New Leaf Emporium de Moose Jaw, Alex, dit cependant être inquiet de ne pouvoir entrer sur le territoire américain, même pour des vacances familiales. Il n’a pas voulu révéler son nom de famille pour cette raison.

D’après une déclaration du Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis, un citoyen canadien travaillant dans l’industrie du cannabis légal ou facilitant sa prolifération au Canada sera « généralement admissible » à rentrer sur le territoire américain s’il vient pour des raisons non liées à l’industrie de la marijuana.

Autrement dit, il est interdit de participer à l’industrie du cannabis aux États-Unis, et ce, même dans les États où la marijuana est légalisée, étant donné qu’il s’agit toujours d’un crime au niveau fédéral.

Même après avoir été mis au courant de ces règles, Alex demeure inquiet, notamment en raison des histoires rapportées régulièrement par les médias.

Pas de voyage d’affaires

Un homme d’affaires de Vancouver, dont le nom n’a pas été dévoilé dans les médias, a été banni à vie des États-Unis, selon son avocat. À la frontière, il a déclaré avoir investi dans une compagnie canadienne, dont un actif se trouve au Nevada. Il tentait d’aller à un colloque sur le cannabis à Las Vegas, où il aurait visité cet actif.

C’est la possession d’actifs aux États qui lui a valu une interdiction d’entrée, selon le président-directeur général de RavenQuest BioTech, George Robinson, dont l’entreprise investit dans plusieurs secteurs de l’industrie du cannabis. Il est lui-même allé à plusieurs reprises aux États-Unis pour des conférences.

George Robinson vu du torse à la tête lors d'une entrevue. La commercialisation du cannabis offre une opportunité de réconciliation avec les Autochtones, selon George Robinson - pdg de RavenQuest BioTech. Photo : Radio-Canada

Si vous ne recevez pas de chèque ou que vous n’en donnez pas, il ne s’agit pas d’un voyage d’affaires. Si vous entrez aux États-Unis pour le loisir et que vous êtes honnête, tout ira bien.

George Robinson, président-directeur général de RavenQuest BioTech

Jesse Cheetham pense la même chose : « Si on n’y va pas pour développer son entreprise aux États-Unis, il ne devrait pas y avoir de problème », dit-il.

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