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La STM admet un « besoin criant » d’agrandir le réseau de métro

L'heure de pointe à Berri-UQAM.

L'achalandage à la station Berri-UQAM est en forte augmentation, reconnaît la STM.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L'achalandage dans le métro a augmenté fortement au cours des 10 derniers mois à Montréal. Et désormais, le président du conseil d'administration de la Société de transport de Montréal (STM), Philippe Schnobb, reconnaît que le réseau actuel doit prendre de l'expansion.

Un texte d'Alexis Gacon

« Il y a une hausse [de l’achalandage], c’est considérable, c’est un signe de succès, mais il faut s’adapter à cela », a expliqué M. Schnobb, jeudi, lors de la présentation du budget 2019 de la STM devant la Commission sur les finances et l’administration à l’hôtel de ville. « C’est criant, quand on voit, le matin, qu’il faut laisser passer des trains pour pouvoir monter. »

Il faut réfléchir au développement de nouvelles lignes, selon lui.

En octobre, le nombre d’usagers du réseau a dépassé le million lors de sept journées différentes, alors que depuis janvier, une telle fréquentation n'avait eu lieu que lors de deux journées. La présence de chantiers et un mois d’octobre frisquet, qui a écourté la saison de la marche et du vélo, sont en cause, selon la STM.

Sur la ligne orange et la ligne bleue, la hausse de l’achalandage dépasse les 5 %, de janvier à octobre.

Pour répondre à cette demande, la STM augmentera la fréquence de son service de métro de 2,2 % l'an prochain. Deux nouveaux trains seront notamment ajoutés au printemps sur la ligne orange.

La STM mise aussi sur ses trains AZUR, qui peuvent accueillir 8 % plus de voyageurs que les autres. Ces nouveaux trains seront livrés à compter du début de 2019, et une nouvelle livraison est prévue pour la ligne verte en 2020.

La société de transport veut aussi s’appuyer sur des lignes de bus qui rejoignent directement le centre-ville, comme le 427 Express Saint-Joseph.

À plus long terme, la STM compte sur le Réseau électrique métropolitain (REM) pour désengorger la ligne orange, puisque ce réseau sera une nouvelle porte d’entrée au centre-ville.

Berri-UQAM, centre névralgique surpeuplé du réseau

S'il y a bien une station de métro où il faut jouer des coudes à l'heure de pointe, c'est à Berri-UQAM. Depuis octobre, des agents de la STM veillent d'ailleurs à la fluidité de la circulation à l’heure de pointe.

Un usager à qui nous avons parlé voit la situation s’enliser. « Il y a de plus en plus de monde à cette station et toujours autant de problématiques, dit-il. On laisse passer 4 ou 5 métros avant de le prendre, car on ne peut pas rentrer. »

Cet usager se dit sidéré par une contravention de 102 $ qu'un agent de la STM lui a récemment flanquée pour « avoir refusé de circuler ». « Circuler, oui, je veux bien, mais je ne me mettais pas en danger, je ne mettais en danger personne autour de moi, je n'empêchais personne de circuler ou de passer derrière moi », dit-il.

102 $ d'amende pour avoir refusé de circuler dans le métro.

Ces agents ont-ils fait preuve de zèle? « Ce que ça démontre, c'est qu'il y a une nécessité de bien encadrer la circulation », répond Philippe Schnobb, qui refuse de commenter ce cas précis. Il explique qu'en raison des travaux reliés à l'installation d'un ascenseur à la station Berri-UQAM, la STM a demandé à ses inspecteurs de diriger la circulation dans la station.

Interrogé sur le travail de ces inspecteurs affectés à la station Berri-UQAM, qui ont fait l'objet de plus de 40 plaintes au cours des dernières semaines, M. Schnobb dit avoir conseillé d’utiliser un ton plus proche du « service à la clientèle » et moins près de la « gestion de la circulation ».

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui reçoit chaque année 15 millions de dollars pour surveiller le réseau du métro, pourrait-il aider? La manière dont ce montant est utilisé n’est « pas claire » et doit être précisée à nouveau, répond M. Schnobb.

Finalement, le président du conseil d'administration de la STM avance que la ligne rose, le projet de campagne de la mairesse de Montréal Valérie Plante, pourrait permettre de décongestionner la station Berri-UQAM.

« L’idée d’une ligne de métro qui n’aurait pas de correspondance à Berri viendrait alléger [la situation], car l’enjeu de cette station n'est pas les gens qui y entrent, mais ceux qui ont de la correspondance », avance-t-il.

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