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Pénurie de main-d'œuvre et immigration bientôt de retour au cœur des débats à l'Assemblée nationale

Un travailleur s'affaire dans une structure métallique.
L'Institut de la statistique du Québec indique que 116 440 postes étaient à pourvoir au Québec au cours du deuxième trimestre, dont 16 630 dans le secteur de la fabrication. Photo: AFP / Getty Images / Sam Panthaky

Le Parti libéral entend talonner le gouvernement caquiste de François Legault au sujet des questions de pénurie de main-d'œuvre et d'immigration dès le début des travaux parlementaires à l'Assemblée nationale, la semaine prochaine.

« Il est clair que parmi les dossiers que nous jugeons prioritaires, entre autres, il y a le défi de l’emploi », a indiqué jeudi le chef intérimaire du parti, Pierre Arcand, lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.

Pierre Arcand devant un lutrin, entouré des députés libéraux Hélène David, Marie Montpetit, Sébastien Proulx, Marwah Rizqy et Saul Polo.Le chef libéral intérimaire Pierre Arcand a présenté ses objectifs pour la prochaine session parlementaire jeudi, en conférence de presse. Il était accompagné de plusieurs membres de la députation libérale. Photo : La Presse canadienne

Actuellement, toutes les petites et moyennes entreprises au Québec ressentent ce manque de main-d’œuvre et il va être extrêmement important de voir de quelle façon le gouvernement, dans son discours du Trône va pouvoir se positionner.

Pierre Arcand, chef libéral intérimaire

« Le problème est réel, et je dirais même que le problème est urgent, actuellement », a ajouté M. Arcand, qui déplore le « silence radio » observé par le nouveau gouvernement au sujet de l’emploi.

Le chef de l’opposition officielle demande en outre au ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, de déposer son plan en matière d’immigration dès la semaine prochaine, afin qu’il puisse être débattu lors des deux seules semaines de travaux qui auront lieu avant les Fêtes.

La Loi sur l’immigration prévoit que ce plan doit être déposé à l’Assemblée nationale au plus tard le 1er novembre ou, si l’Assemblée ne siège pas à cette date, au plus tard le quinzième jour suivant la reprise de ses travaux.

L’immigration est « l’un des moyens de régler » les problèmes de pénurie de main-d’œuvre, croit M. Arcand.

Selon le chef libéral, le gouvernement devra « certainement » consulter les entrepreneurs sur ces deux enjeux. Ces derniers disent clairement qu’il faut trouver des moyens de résoudre la pénurie de main-d’œuvre, affirme-t-il.

Lors de la campagne électorale, le Parti libéral avait constamment attaqué la Coalition avenir Québec au sujet de sa volonté de réduire temporairement le seuil d'immigration à 40 000 par année, une baisse de plus de 20 % par rapport à l'an dernier.

L'ex-chef libéral Philippe Couillard faisait alors valoir que l'immigration constituait un élément-clé pour résoudre la pénurie de main-d'œuvre.

Les postes à pourvoir en hausse de 40 % au Québec

Selon les plus récentes données de l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), 116 440 postes étaient à pourvoir au Québec au cours du deuxième trimestre de cette année. Il s'agit d'une hausse de près de 40 % comparativement à la même période en 2017.

L'agence indique que le taux de postes vacants – le nombre de postes à pourvoir exprimé en pourcentage de la demande – a été de 3,2 % durant cette période, ce qui est similaire au taux moyen du Canada ainsi qu'à ceux de l'Ontario et de l'Alberta.

L'ISQ souligne que près de la moitié des postes vacants se retrouvent dans les régions de Montréal et de la Montérégie.

C'est dans la région de la Capitale-Nationale que le taux de postes vacants est le plus élevé (3,9 %). C'est aussi là qu'il a le plus augmenté au cours de la dernière année (de 1,7 point de pourcentage), note l'ISQ.

Les postes à pourvoir au Québec se retrouvaient principalement dans les secteurs de la fabrication (16 630), du commerce de détail (14 605), des soins de santé et de l'assistance sociale (13 570), et des services d'hébergement et de restauration (12 820).

L'Institut affirme que c'est la première fois que le nombre de postes vacants dépasse la barre des 100 000 en moyenne au cours d'un trimestre depuis qu'il compile ces données, en 2015.

Ce nombre était demeuré relativement stable entre le premier trimestre 2015 et le premier trimestre 2017, oscillant entre 50 000 et 70 000 postes vacants, indique l'agence.

Avec les informations de La Presse canadienne

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