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Elle reçoit de la marijuana moisie de la Société ontarienne du cannabis

Gros plante sur une cocotte de marijuana avec des bouts de moisissure sur le dessus.

Une femme dit avoir reçu du cannabis moisi après avoir fait une commande à la Société ontarienne du cannabis.

Photo : Paula Duhatscheck/CBC News

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une femme de London en Ontario affirme avoir reçu du cannabis moisi après avoir fait un achat auprès de la Société ontarienne du cannabis (OCS).

Une vingtaine de jours après avoir commandé de la marijuana récréative, la femme, qui désire conserver l'anonymat, reçoit son achat.

Après avoir goûté à sa commande, elle lit en ligne des commentaires d'internautes de plaignant d'avoir reçu du cannabis moisi.

Elle décide alors de vérifier.

En égrenant sa marijuana, elle remarque alors que des parties des cocottes sont blanches de moisissure.

J'ai appelé tout de suite la OCS. Inhaler de la moisissure peut être potentiellement dangereux alors j'étais fâchée, raconte la femme de 34 ans.

La femme se dit déçue, puisqu'elle paie plus cher son cannabis légal que celui illicite qu'elle achetait auparavant sur le marché noir.

Un homme s'adresse aux médias en parlant à plusieurs micros au même moment.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre des Finances de l'Ontario, Vic Fedeli, lors d'un scrum à Queen's Park.

Photo : CBC/Radio-Canada

Vérifications du gouvernement à venir

Jeudi à Queen's Park, alors qu'il était questionné sur le sujet par des journalistes, le ministre des Finances, Vic Fedeli, a indiqué que le gouvernement se pencherait sur les ratés de l'OSC.

Nous continuons à parler avec le producteur approuvé par le gouvernement fédéral, afin d'être certains que le produit que nous recevons est le produit pour lequel nous avons payé, souligne M.  Fedeli.

Si vous n'êtes pas satisfaits du produit que vous avez reçu, la Société ontarienne du cannabis vous remboursera.

Une citation de : Vic Fedeli, ministre des Finances de l'Ontario

Pour sa part, la Société ontarienne du cannabis (SOC) indique que les consommateurs touchés peuvent communiquer avec son service à la clientèle pour obtenir un remboursement.

L'agence provinciale a reçu quelques plaintes au sujet de produits moisis, tout en précisant qu'il revient aux producteurs de tester leurs produits pour s'assurer qu'il n'y a pas de moisissures ou d'autres micro-organismes, en plus de les emballer dans des contenants hermétiques avant leur expédition à la SOC.

Le producteur, RedeCan, a procédé au rappel volontaire de la souche B.E.C. 4B2L3 vendue dans des contenants de 3,5 grammes, qui est le seul produit touché par le problème, selon l'entreprise.

Avec la collaboration de Santé Canada, tous les produits de souche B.E.C seront testés et vérifiés par une tierce partie, assure la compagnie, qui ne sait pas d'où proviennent les moisissures. L'entreprise nie qu'un insecte soit en cause.

Entre-temps, le produit en question n'est plus vendu sur le site de la SOC.

Homme en sarrau dans un laboratoire qui parle à la caméra. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

James Scott, professeur à l'école de santé publique Dalla Lana à l'Université de Toronto.

Photo : CBC

Dangereux pour la santé?

Un des champignons qui a tendance à pousser sur la marijuana peut potentiellement causer des infections aux poumons, mais les risques que ça arrive sont assez minces, explique le professeur James Scott, de l'École de santé publique Dalla Lana à l'Université de Toronto.

M. Scott n'est d'ailleurs pas surpris par la présence de moisissure sur le cannabis.

Ça reste des matières végétales, et ce n'est pas possible de faire un contrôle de la qualité avec les mêmes normes qu'avec les pilules par exemple, explique-t-il.

Selon lui, le niveau d'humidité devrait être davantage contrôlé lors de l'entreposage ou de la culture de la marijuana par le producteur de la OCS.

Il croit que le scénario le plus probable, c'est que la matière végétale n'était pas suffisamment sèche lors de son emballage.

M. Scott souligne néanmoins que le cannabis moisi n'était pas nécessairement périmé lors de son envoi, puisque plusieurs éléments peuvent causer de la moisissure.

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