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Le prochain ombudsman de l’Ontario pourrait-il être unilingue?

Photo d'un homme assis derrière une table à un point de presse

L'ombudsman ontarien Paul Dubé

Photo : Radio-Canada / Katherine Brulotte

Radio-Canada

L'ombudsman de l'Ontario sera le nouveau chien de garde de la francophonie ontarienne. C'est ce que planifie de faire le gouvernement conservateur grâce à une modification de la Loi sur les services en français. Mais les Ontariens n'ont aucune garantie que leur prochain défenseur parlera français.

Un texte de Didier Pilon

Dans leurs efforts de mitiger la réaction des militants franco-ontariens à l'abolition du Commissariat aux services en français, de nombreux porte-paroles du gouvernement de Doug Ford ont souligné que l'ombudsman actuel, Paul Dubé, est un francophone.

François Larocque, titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie canadienne en droits et enjeux linguistiques, soulève toutefois que les Ontariens n’ont aucune assurance que le prochain ombudsman puisse s’exprimer en français.

Il n’y a rien dans la loi sur l’ombudsman qui mandate qu’il soit une personne bilingue.

François Larocque, professeur de droit à l'Université d'Ottawa
Le professeur François Larocque de l’Université d’Ottawa.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le professeur François Larocque commencera son mandat de cinq ans le premier juillet comme titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie canadienne en droits et enjeux linguistiques.

Photo : Université d’Ottawa

Linda Cardinal, titulaire de la Chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques, abonde dans le même sens.

C’est toujours possible de nommer quelqu’un qui ne parle pas français dans un poste comme celui de l’ombudsman, soutient-elle.

Mme Cardinal explique que la loi porte sur le service offert, et non sur les employés qui offrent ces services.

La professeure Linda Cardinal de la Chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques à l'Université d'OttawaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La professeure Linda Cardinal de la Chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques à l'Université d'Ottawa

Photo : Radio-Canada

Selon la loi sur les services en français, il faut offrir des services en français, affirme la politologue. Dans la mesure que le service permet aux citoyens de soumettre des plaintes dans une ou l’autre des langues officielles, c’est tout à fait selon la loi.

L’ombudsman, comme personne, il n’y a rien qui prévoit qu’il faut que ça soit une personne bilingue.

Linda Cardinal, professeure de sciences politiques à l’Université d’Ottawa

M. Larocque espère toutefois que le bilinguisme devienne une compétence requise de ce poste.

Depuis 2015, l’ombudsman a vu accroître ses responsabilités de manière à inclure les municipalités, les universités et les conseils scolaires.

S’il faut faire des enquêtes et interagir avec ces entités, il faut avoir une capacité linguistique, et ça, tant au niveau de l’ombudsman que de son personnel, argumente M. Larocque.

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