•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Inquiétude grandissante au sujet d'une diplômée de l’UBC détenue en Arabie Saoudite

Une femme assise sur un banc à la plage près de l'eau. Elle a les cheveux dans le vent et porte une robe noire.

La femme de 28 ans est connue pour être l’une des plus ferventes militantes pour les droits des femmes en Arabie Saoudite.

Photo : Loujain Al-Hathloul/Facebook

Radio-Canada

Des proches de Loujain Al-Hathloul, une diplômée de l'Université de la Colombie-Britannique qui est détenue en Arabie Saoudite depuis mai, s'inquiètent de plus en plus pour leur ancienne camarade de classe après la publication d'un rapport d'Amnistie internationale selon lequel elle aurait pu être torturée.

La femme de 28 ans est connue pour être l’une des plus ferventes militantes pour les droits des femmes dans ce pays. Depuis son arrestation le 15 mai aux côtés de neuf autres militants, elle est détenue dans la prison de Dhahban. Elle n’a pas pu communiquer avec sa famille, ni sollicité l’aide d’un avocat depuis.

Le rapport d'Amnistie internationale publié en début de semaine allègue que, selon les propos de trois personnes différentes, des femmes emprisonnées à Dhahban ont été torturées de manière répétée par électrocution et flagellation, laissant certaines incapables de marcher ou même de se tenir debout correctement.

La torture contrevient aux obligations de l’Arabie Saoudite en vertu des lois internationales, dont la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

« Les autorités saoudiennes sont directement responsables du bien-être de ces hommes et de ces femmes en détention », indique Lynn Maalouf, d'Amnistie internationale dans un communiqué.

« Non seulement [les autorités] les ont-elles privés de leur liberté depuis des mois maintenant pour avoir simplement exprimé leurs opinions, mais elles les soumettent maintenant à des souffrances physiques horribles », poursuit-elle.

Affaires mondiales Canada très inquiet

Dans un communiqué, un porte-parole du ministère des Affaires mondiales du Canada affirme être très préoccupé par ce rapport. « Nous croyons que l'emprisonnement de ces militants va à l'encontre de l’objectif de réforme déclarée par le gouvernement saoudien. Le gouvernement canadien défendra toujours la protection des droits de la personne, dont les droits des femmes à la maison comme à l’étranger », est-il indiqué.

Un rapport bouleversant

Une amie de Loujain Al-Hathloul qui est à Vancouver, Narissa Diwan, dire que la lecture du rapport d'Amnistie internationale a été « extrêmement bouleversante ». Elle ne sait toutefois pas si ce qui est dit dans le rapport s’applique à son amie. « Nous craignions que cela n'arrive », lance-t-elle.

Parmi les autres détenues de la prison Dhahban se trouve Samar Badawai, la soeur du blogueur Raif Badawi, lui-même emprisonné. La femme de ce dernier de même que ses trois enfants ont obtenu la citoyenneté canadienne cette année.

Avec des informations de Michelle Ghoussoub, CBC News

Colombie-Britannique et Yukon

Justice et faits divers