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La facture des heures supplémentaires des pompiers est lourde, à Dieppe

Un camion d'incendie devant une maison en flammes.

Les pompiers de Dieppe refusent que l'article sur les rappels au travail dans leur convention soit modifié.

Photo : Facebook/IAFF Local 999 Moncton Firefighters Association/Brian McDonald

Radio-Canada

La Ville de Dieppe a déjà dépensé plus de la moitié du budget prévu pour les heures supplémentaires de ses pompiers, cette année. L'absence de pompiers à temps partiel et le système de rappel au travail prévu dans la convention collective des pompiers permanents alourdissent la facture, selon les dirigeants. La Ville tente de modifier la convention collective, mais le syndicat des pompiers s'y oppose.

Un texte de Wildinette Paul

La Ville de Dieppe a déboursé 300 000 $ pendant l'année en cours uniquement pour les heures supplémentaires des pompiers.

Un budget de 550 000 $ était prévu. La Ville de Dieppe croit qu’elle finira l’année financière avec des dépenses de près d’un million de dollars en heures supplémentaires.

La Municipalité n’a pas de pompiers à temps partiel. Les pompiers permanents sont donc appelés à faire plus d’heures de travail au besoin.

Désaccord autour du système de rappel

Le système de rappel au travail établi par la convention collective signée entre la Ville et le syndicat en 2013 exacerbe le problème des heures supplémentaires, selon la Municipalité.

Selon l’article 13 de la convention collective, tous les pompiers qui ne sont pas en service peuvent rentrer au travail lorsqu'il y a une alarme de niveau 3. Tous nos membres ont des pagettes. Ils peuvent répondre à l’appel , précise André Caissie, pompier et représentant syndical de la section locale 3515.

Qu’est qu’un appel de type troisième alarme ?

  • Il s’agit des incendies, des accidents de la route, des accidents industriels, des appels relatifs à des matières dangereuses et des opérations de sauvetage sur les eaux.

La Municipalité compte une trentaine de pompiers permanents. Ils peuvent tous répondre à une alerte de niveau 3, qu'ils soient en service ou non, si la convention collective est prise au pied de la lettre.

La convention spécifie également que les employés qui répondent reçoivent une fois et demie leur taux de rémunération normal pendant un minimum de deux heures même si la durée de l’appel est inférieure à ce temps.

Cet article de la convention aurait-il pu contribuer à faire grimper les dépenses en heures supplémentaires? La Ville a indiqué par courriel qu’elle n’émettra aucun commentaire à ce sujet, puisqu’il s’agit d’un dossier qui se trouve devant les tribunaux.

Des pompiers de dos devant la forêt.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une trentaine de pompiers permanents travaillent pour la ville de Dieppe.

Photo : Radio-Canada / GABRIELLE LEMIEUX

Mais Dieppe s’attaque à cet article. La Ville veut changer notre rappel au travail. Mais le local ne veut pas, précise André Caissie.

Les pompiers et la Municipalité en Cour d’appel

André Caissie souligne que les conditions de travail des pompiers ont fait l'objet de négociations, de médiation et d'un arbitrage. On a eu les résultats qu’on voulait, mais la Ville n’était pas satisfaite. Elle a demandé une révision judiciaire qui leur a permis de révoquer la décision de l’arbitre. Alors on [est allés] à la Cour d’appel. On est actuellement en Cour d’appel contre la Ville sur ce sujet, poursuit le pompier.

On fait ceci pour une unique raison : la sécurité des citoyens. Ce système nous permet d’assurer cela. On doit aussi couvrir l’aéroport, le centre d’achats et le parc industriel.

André Caissie, pompier et président du syndicat, section locale 3515

Depuis que le service de pompiers est établi, ce système est en place pour s’assurer qu’il y aura toujours assez de pompiers pour que, si une grosse situation [survient], on ne se dise pas "qu’est-ce qu’on fait?" Pour nous, c’est un très gros problème d’être en cour avec la Ville. Ce ne sont pas les intentions du local 3515. On veut avoir une bonne relation de travail avec la Ville. Présentement, ça ne marche pas, conclut André Caissie.

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Nouveau-Brunswick

Relations de travail