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Les conseillers municipaux de Gatineau se réunissent pour un lac-à-l'épaule

Des personnes assises autour d'une table dans une salle éclairée par la lumière du jour.

Les élus gatinois se réunissent jusqu'à vendredi pour un lac-à-l'épaule

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les élus du conseil municipal de Gatineau se réunissent pour deux jours au Moulin de Wakefield dans le cadre d'un lac-à-l'épaule. Ce sera l'occasion pour les conseillers de faire le point sur un certain nombre d'enjeux, dont les réunions à huis clos et leur nécessité.

On parle d’enjeux compliqués, puis cette année, l’enjeu, c’est vraiment comment fonctionne le conseil, les [comités] pléniers, les comités et commissions, a expliqué le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Parmi les points les plus importants au menu pour les conseillers : les réunions à huis clos. Et comble de l’ironie, le lac-à-l’épaule se fera derrière des portes closes.

À quel moment il y en a, des huis clos, à quel moment il n’y en a pas et en vertu de quoi il n’y en pas? Il y a une espèce de nettoyage à faire, puis il faut qu’on s’entende sur certaines pratiques pour ne pas que chaque fois qu’il y en a, ça redevienne une crise, a souligné le magistrat en ajoutant qu’il croyait en l’utilité des discussions à huis clos.

Ce ne sont toutefois pas tous les élus qui sont aussi favorables aux réunions à l’abri des caméras.

Je comprends que certaines rencontres doivent être faites à huis clos pour un respect d’un paquet de facteurs [...], mais j’ai hâte qu’on clarifie ça, a souhaité Louise Boudrias, conseillère pour le district du Parc-de-la-Montagne–Saint-Raymond.

Si on veut la qualité [dans] les débats, il faut que ce soit en public, et non une partie en public, une partie [à] huis clos.

Louise Boudrias, conseillère pour le district du Parc-de-la-Montagne–Saint-Raymond

D’où vient l’expression « lac-à-l’épaule »?

Selon l’Office québécois de la langue française, un lac-à-l’épaule est « une rencontre importante qui se tient dans un lieu retiré, naturel et vivifiant, pendant laquelle des partenaires se réunissent pour définir les grandes orientations d’un organisme [...] ».

L’expression a fait son apparition récemment dans le vocabulaire populaire au Québec. Le terme provient d’une réunion secrète du cabinet de Jean Lesage en 1962 dans un camp de pêche du lac à l’Épaule, dans le parc national de la Jacques-Cartier, à une cinquantaine de kilomètres de Québec. C’est alors que M. Lesage a décidé de déclencher une élection durant laquelle il ferait campagne en promettant la nationalisation de l’électricité.

Qui plus est, Winston Churchill et Franklin D. Roosevelt se sont rendus au lac à l’Épaule pour une partie de pêche lors de la première conférence des forces alliées à Québec en 1943.

Sources: Office québécois de la langue française (Nouvelle fenêtre), Commission de toponymie du Québec (Nouvelle fenêtre), Société des établissements de plein air du Québec (Nouvelle fenêtre)

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