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Femmes autochtones : manifestation en Nouvelle-Écosse après la mort d'une jeune mère

Fillette en vêtements traditionnels micmacs devant une bannière « Justice pour Cassidy » le 21 novembre 2018 à Canso, en Nouvelle-Écosse.

Des manifestants défilent à Canso le 21 novembre, réclamant justice après la mort de Cassidy Bernard.

Photo : Radio-Canada / CBC/Brett Ruskin

Radio-Canada

Un mois après la mort suspecte d'une jeune mère de la Première Nation de We'koqma'q, des manifestants ont occupé mercredi le pont-chaussée Canso, en Nouvelle-Écosse, afin d'attirer l'attention sur les meurtres et disparitions non élucidées de femmes autochtones.

Cassidy Bernard, 22 ans, a été retrouvée morte le matin du 24 octobre à sa résidence de la route 105, dans la Première Nation micmaque de We’koqma’q.

Cassidy Bernard.

Cassidy Bernard.

Photo : Facebook

Sa mort est considérée comme suspecte par les forces policières. Ses deux bébés, des jumeaux âgés de six mois, ont été retrouvés sains et saufs dans la résidence et confiés à des membres de la famille.

La communauté est convaincue que Cassidy Bernard a été assassinée.

Manifestants le 21 novembre 2018.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Manifestants le 21 novembre 2018.

Photo : Radio-Canada / CBC/Brett Ruskin

Par temps maussade et venteux, plus d’une centaine de personnes ont défilé mercredi sur le pont-chaussée Canso. Long de 1835 mètres, il relie l’île du Cap-Breton à la partie continentale de la Nouvelle-Écosse.

Les manifestants sur le pont-chaussée de Canso le 21 novembre 2018.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les manifestants sur le pont-chaussée de Canso, qui relie l'île du Cap-Breton à la partie continentale de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / CBC/Robert Short

De nombreux marcheurs étaient vêtus de rouge écarlate, en référence aux robes rouges adoptées comme symbole de la quête de justice pour les femmes et filles autochtones disparues ou assassinées au Canada.

Manifestante tenant une pancarte découpée pour représenter une robe rouge, le 21 novembre 2018 en Nouvelle-Écosse.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La robe rouge a été adoptée en symbole de la quête de justice pour les femmes et filles autochtones assassinées ou disparues.

Photo : Radio-Canada / CBC/Brett Ruskin

Nous devons garder ce problème sous les projecteurs, dit le chef de la Première Nation de We'koqma'q, Rod Googoo. Nous devons maintenir la pression et faire réaliser aux gens que nos femmes et nos enfants nous sont très chers.

Il explique que la volonté des manifestants est de sensibiliser la population à ces nombreux cas et, espère-t-il, aider à faire la lumière sur la mort de Cassidy Bernard.

Nous avons les mêmes sentiments que n’importe quelle autre personne au Canada. Nous aimons nos femmes de tout notre coeur, nous les chérissons, nous aimons nos enfants et nous souffrons, nous sommes en deuil et nous avons de la peine.

Rod Googoo
Manifestants avec des affiches et des drapeaux en bordure de l'autoroute.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des citoyens à Auld's Cove, près du pont-chaussée de Canso le 21 novembre 2018, attirent l'attention sur le sort des femmes autochtones disparues et assassinées.

Photo : Radio-Canada / CBC/Robert Short

Récompense de 100 000 $ offerte

Le conseil de bande de la nation de We'koqma'q offre une récompense de 100 000 $ à quiconque communiquerait des informations menant à l’arrestation et la à condamnation d’un suspect dans cette affaire.

Le 21 novembre 2018 à Canso, des manifestants brandissent une affiche à l'effigie de Cassidy Bernard et une autre sur laquelle est écrit « Justice sera rendue !! ».

Manifestation à Canso le 21 novembre suite au meurtre de Cassidy Bernard.

Photo : Radio-Canada / CBC/Robert Short

Le meurtrier de Cassidy doit faire face à la justice, écrivaient il y a quelques jours le chef Googoo et le conseil de bande dans un communiqué. Ce meurtre a dévasté ses enfants, sa famille, notre communauté et a des effets sur toute la nation micmaque.

Même si le décès remonte à il y a près d’un mois, la police n’a jamais identifié publiquement Mme Bernard. Elle parle toujours de mort suspecte et non de meurtre, mais ne croit pas que ce qui a mené au décès de la jeune mère s’est produit au hasard.

Véhicule de la police scientifique près d'une résidence.

La police scientifique sur la route 105 le 25 octobre, au lendemain du décès de Mme Bernard.

Photo : Radio-Canada / CBC/Norma Jean MacPhee

La policière Jennifer Clarke, porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) en Nouvelle-Écosse, indique que des informations supplémentaires seront rendues publiques une fois que le médecin légiste aura terminé son travail.

C’est le Groupe des crimes majeurs de la GRC du nord-est de la Nouvelle-Écosse qui est en charge de l’enquête.

Le chef de la nation de We'koqma'q, Rod Googoo, estime que la GRC a jusqu’ici effectué une enquête minutieuse et se réjouit qu’elle semble consacrer, selon lui, beaucoup de temps et des ressources importantes à la résolution de cette affaire.

Avec les informations de La Presse canadienne

Nouvelle-Écosse

Justice