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Des restrictions entourant le service de transport Uber sont critiquées

L'application Uber et des voitures de taxi.

Des critiques déplorent notamment que le plan du gouvernement prévoie que les conducteurs des véhicules de ce service de transport devront détenir un permis de conduire de classe 4.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

Des voix s'élèvent contre certaines restrictions qui visent à encadrer les services de transport de type Uber et Lyft en Colombie-Britannique, quelques jours après une annonce de Victoria à ce sujet.

Elles estiment qu’à cause de ces restrictions la mise en place du service sera ralentie.

Le copropriétaire de Donnelly Group Damon Holowchak, qui possède de nombreux pubs à Vancouver, pense que les services de transport avec conducteur fonctionnent bien quand il y a peu de restrictions. « On dirait que personne au gouvernement n’a jamais pris de voiture Lyft », lance-t-il.

Une des critiques est notamment l'obligation de détenir un permis de conduire de classe 4 prévue dans le plan du gouvernement pour les conducteurs des véhicules de ces services de transport. Pour l'obtenir, il faut passer par un processus de vérification des antécédents criminels de même que par une évaluation de son état de santé tous les cinq ans.

Le consultant en transport Victor Ngo rappelle également que le permis de conduire de classe 4 nécessite aussi une assurance spéciale qui limitera sans doute le nombre de conducteurs.

« Un des avantages de ces services de transport, c'est qu’ils peuvent attirer certains types de personnes, des personnes qui veulent travailler un peu plus pour faire de l’argent ou encore des gens qui veulent travailler temps plein », affirme-t-il.

Selon lui, une plus grande flexibilité offre un éventail de possibilités pour les chauffeurs. « L’exigence de la classe 4 réduit cette flexibilité », dit-il.

Le gouvernement souhaite aussi que le nombre de véhicules de type Lyft ou Uber soit limité sur les routes et veut des pénalités plus strictes pour les taxis illégaux et les compagnies de services de transport.

L'offre ne sera pas un problème, dit Victoria

La ministre des Transports Claire Trevena estime de son côté que l’offre ne sera pas un problème. Toutefois, elle n’a pu préciser quand les premiers véhicules Lyft ou Uber pourront prendre la route dans la province, la question des assurances limitant encore les avancées dans ce dossier.

La Société d’assurance automobile de la Colombie-Britannique (ICBC) affirme travailler avec le gouvernement, l’industrie des services de transport de type Uber et Lyft et l’industrie du taxi pour assurer une transition en douceur. L'ICBC dit qu’elle sera prête à donner les certificats d'assurance une fois que les nouvelles règles seront en place.

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