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La recette du succès de Cédrick Andrée avec les 67 d'Ottawa

Cédrick Andrée tente de voir la rondelle alors qu'un défenseur des Frontenacs lui voile la vue.

Le gardien des 67, Cédrick Andrée, lors d'un match contre les Frontenacs de Kingston

Photo : Courtoisie / Valerie Wutti

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les 67 d'Ottawa ne perdent pratiquement jamais cette saison. Ils trônent au sommet de la Ligue de l'Ontario (OHL) avec une fiche de 19 victoires en 25 matchs. Devant les buts pour la majorité de ces rencontres, Cédrick Andrée connaît une saison exceptionnelle.

Un texte de Jonathan Jobin

Le joueur d'Orléans a remporté 17 de ses 20 départs cette année. Pas mal pour un joueur qui n'avait gagné qu'un seul match l'an dernier. J'ai perdu neuf matchs de suite à un moment l'année dernière. C'est définitivement plus amusant de gagner, rigole Andrée, avec un grand sourire accroché au visage.

Le gardien de but est dans une situation plus confortable que l'an dernier. Andrée est établi comme gardien numéro un et il présente une moyenne de buts alloués de 2,66 et un taux d'efficacité de ,905. Des statistiques qui, sans être exceptionnelles, sont excellentes dans une ligue axée sur l'offensive.

Ça m'aide beaucoup d'avoir un entraîneur des gardiens ici chaque jour, mentionne Andrée, en parlant de Charles McTavish. Je le connais depuis cinq-six ans et je suis confortable avec lui. On peut travailler une heure après les entraînements ou travailler sur d'autres aspects. Ça m'aide beaucoup.

Pourtant, la saison du gardien des 67 avait très mal commencé. Il avait été retiré du deuxième match de la saison et avait accordé 10 buts en moins de 2 rencontres. Il se mettait trop de pression. Il voulait un rôle de numéro un et essayait de tout faire sur la patinoire. Il serait allé compter des buts s'il avait pu, explique l'entraîneur adjoint Mario Duhamel.

Le gardien Cédrick Andrée effectue un arrêt lors d'une attaque de deux joueurs à l'aréna de la Place TDAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le gardien Cédrick Andrée, lors d'un entraînement des 67 d'Ottawa, à l'aréna de la Place TD

Photo : Radio-Canada / Jonathan Jobin

Une rencontre avec le personnel d'entraîneurs a tout changé. Le gardien a compris que, pour avoir du succès, il devait avoir du plaisir. Je ne suis pas le gardien classique qui doit être dans sa bulle et super sérieux avant un match. C'est plutôt le contraire! Je parle avec tout le monde, je blague, je m'amuse. Je ne suis pas un gardien normal, mais ça fonctionne bien jusqu'à date, blague encore l'athlète de 18 ans.

C'est l'ADN du gardien : le plaisir. Sa confiance est grande maintenant et il est content de jouer. Il joue bien et il veut être sur la glace. Nous avons confiance en lui, raconte son coéquipier Samuel Bitten, avec qui il s'entraîne plusieurs fois par semaine l'été.

L'an dernier, il a trimé dur. Il a été longtemps le troisième gardien de l'organisation et il n'a jamais dit un mot. Il compétitionne toujours extrêmement fort durant les entraînements.

Une citation de : Mario Duhamel, entraîneur adjoint des 67 d'Ottawa

Un rêve réalisé de jouer dans sa ville natale

Occuper le rôle de gardien numéro un avec les 67 d'Ottawa est un rêve réalisé pour Cédrick Andrée. Le jeune homme n'oublie pas de partager ses succès avec ses coéquipiers cette saison, toutefois.

Il sait qu'il profite du travail défensif des autres joueurs de l'équipe. C'est certain! Plusieurs de mes tirs viennent du haut des cercles. Je n'ai rien de trop dangereux du milieu, alors mon travail est plus facile, souligne un Andrée reconnaissant.

Le gardien des 67 se relève après avoir effectué un arrêt.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cédrick Andrée effectue un arrêt lors d'un match à l'aréna de la Place TD contre les Colts de Barrie

Photo : Courtoisie / Valerie Wutti

Le joueur des 67 venait souvent voir des matchs de l'équipe junior lorsqu'il était enfant. Je me souviens de plusieurs joueurs. Je venais au match des élèves avec mon école. J'ai toujours aimé ça, se remémore le jeune homme.

Il se souvient avoir beaucoup regardé Chris Perugini et Petr Mrazek, il y a quelques années. Mrazek joue maintenant pour les Hurricanes de la Caroline, dans la Ligue nationale de hockey. C'est un peu ridicule, mais je me demandais comment ils faisaient pour tirer au but avec leur équipement de gardien. J'avais 9-10 ans, je n'étais pas capable de le faire, confie Andrée, en éclatant de rire à nouveau.

Visiblement, le gardien prend un plaisir fou à passer ses journées à l'aréna de la Place TD. C'est maintenant à son tour d'inspirer les jeunes joueurs et, qui sait, les futures vedettes des 67 d'Ottawa.

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