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Le NPD dépose un projet de loi pour protéger piétons et cyclistes sur les routes ontariennes

des groupes de défenseurs des piétons et des cyclistes brandissent des pancartes avec écrit : road carnage, killing kids, road death. il y a aussi la porte-parole du NPD Jessica Bell
Le projet de loi renforcerait les pénalités des conducteurs qui contreviennent au Code de la route. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

L'objectif est de renforcer la sécurité des piétons et des cyclistes, premières victimes des collisions mortelles dans la province, et particulièrement à Toronto.

Un texte de Camille Feireisen

La porte-parole du NPD en matière de transports, Jessica Bell, a déposé mercredi devant l’Assemblée législative, son projet de loi privé « Sécurité des usagers de la route vulnérables ».

Le NPD espère ainsi éviter des décès à la suite d’une infraction au Code de la route.

Le projet de loi privé prévoit des amendes plus salées pour les automobilistes qui contreviennent aux règles, qui dépassent la vitesse autorisée ou qui font preuve de distraction au volant notamment.

Outre renforcer ces pénalités, l’objectif est surtout de faire davantage comprendre les conséquences émotionnelles des victimes aux automobilistes fautifs, selon Mme Bell.

Ainsi, un tribunal pourrait ordonner la suspension du permis de conduire, forcer les conducteurs à payer la réhabilitation des victimes et l’imposition de travaux d’intérêt général liés à la sécurité routière.

Meredith Wilkinson parle au micro, elle a une prothèse à la jambe gauche Meredith Wilkinson s'est retrouvée coincée et traînée sous un camion. Elle a perdu sa jambe droite sous le genou. « Mon rétablissement ne se terminera jamais, perdre une jambe est une peine à vie », dit-elle, ajoutant qu'en comparaison le conducteur fautif a été confronté à une peine « effroyablement petite » et n'a pas été inquiété par la justice. Photo : Radio-Canada

Au moins 39 personnes sont mortes lors de collisions avec des véhicules dans la Ville Reine depuis le début de 2018, ce qui est en fait l’année la plus meurtrière depuis 2007.

Jess Spieker du groupe Friends and Families for Safe Streets considère que ce projet de loi « remédie aux lacunes du Code de la route ».

Elle-même a été happée par une voiture il y a quelques années et a failli mourir.

La femme qui conduisait le véhicule n’a écopé que d’une amende de 300 $, selon Mme Spieker.

D’autres familles de victimes décédées lors d’accidents ont témoigné de ces pertes dévastatrices.

La sécurité routière n’est pas une question partisane ni d’une guerre contre la voiture, souligne Mme Spieker.

Nous sommes tous des usagers de la route vulnérables, a-t-elle ajouté, invitant le gouvernement à faire adopter rapidement le projet de loi.

De son côté, le directeur général du Conseil Canadien de la Sécurité, Raynald Marchand, estime que conscientiser les conducteurs avec des sanctions davantage ciblées sur le Code de la route est une « meilleure idée » que d’augmenter les amendes.

Un vélo coincé sous la roue d'une voitureDepuis le début de l'année, quatre cyclistes et 30 piétons ont perdu la vie après une collision avec une voiture à Toronto. Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Les amendes, lorsqu’elles sont à un certain ratio, c’est suffisant. Ce qu’on fait par après pour changer l’attitude des gens, avec des formations et prise de conscience, viennent réellement changer les comportements des conducteurs. C'est là qu’on doit mettre l’emphase.

La porte-parole du NPD a bon espoir que le projet de loi privé devienne rapidement une loi après son dépôt mercredi, car selon elle, la sécurité routière touche tout le monde, peu importe le parti.

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