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La présidente du conseil de gouvernance de l'Université de l'Ontario français mise sur une forte mobilisation

Dyane Adam.
Dyane Adam, présidente du conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français (archives) Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

« Ce qui me donne espoir, c'est que la communauté francophone est très solidaire », assure la présidente du conseil de gouvernance de l'Université de l'Ontario français (UOF), Dyane Adam, près d'une semaine après l'annonce du gouvernement de Doug Ford d'abolir le projet de l'UOF et le Commissariat aux services en français.

Il y a une mobilisation importante. Les voix se font entendre. Ce que j’espère, c’est qu’on entende aussi la majorité anglophone, insiste Mme Adam, également ex-commissaire canadienne aux langues officielles.

Outre la mobilisation, Mme Adam est revenue sur tout le travail accompli en vue de la création de cette université francophone, tandis que l'UOF a publié mercredi le rapport sur sa première année d'exploitation.

L'université existe bel et bien [...] on a une charte universitaire, on a un site identifié, on a des programmes qui sont développés qui sont déjà rendus au ministère […] on avait déjà un budget, on a une revue qui est mise en branle, on a du matériel de promotion […] Bref, on était sur la voie et on est toujours sur la voie d’une ouverture du campus en 2020, se défend-elle.

Tout est sur les rails, le train, ça fait longtemps qu’il a quitté la gare, poursuit-elle.

Mme Adam croit que le premier ministre de l'Ontario n'a pas reçu toute l'information nécessaire concernant à la fois le projet de l'UOF et le Commissariat aux services en français, et elle envisage qu'une fois informé, il revienne sur sa décision tant pour le commissariat que pour l’université.

Tout le monde a le droit de faire une erreur, juge-t-elle.

Mme Adam attend aussi des précisions du gouvernement Ford depuis l'annonce de compressions budgétaires. Elle a sollicité une rencontre avec deux ministres : la ministre de la Formation et des Collèges et Universités, Merrilee Fullerton, et la ministre déléguée aux Affaires francophones, Caroline Mulroney.

Ces dernières ont indiqué qu'un membre du personnel de leurs bureaux communiquerait avec Dyane Adam, et le recteur par intérim de l'UOF, Normand Labrie, pour organiser une rencontre.

À lire aussi :

Un « besoin fondamental »

Indépendamment de la décision du gouvernement ontarien, le besoin en services universitaires est toujours là, estime-t-elle.

C’est très malheureux que, d’un geste, notre gouvernement, pour des raisons immédiates, ne tienne pas compte que c’est un dossier qui date, qui dure et qui doit vraiment exister. Ça répond à un besoin fondamental pour la communauté, et ce n’est pas juste une humeur du gouvernement précédent, ça s’ancre dans des réalités des citoyens ontariens, particulièrement la communauté francophone et tous les bilingues de la province, poursuit Mme Adam.

C’est la région de l’Ontario qui a la plus grande pénurie en matière de services universitaires en français, et pourtant, c’est là qu’il y a la plus grande croissance de francophones au pays hors Québec. Alors, il ne faut quand même pas négliger cette francophonie-là, parce que c’est une grande partie de l’avenir.

Dyane Adam

Interrogée à nouveau par les médias mercredi sur la décision du gouvernement de Doug Ford, le premier ministre Justin Trudeau a déclaré : On a passé un message très clair que c'est inacceptable.

Le Front de préservation de l'identité franco-ontarienne, un groupe créé à la suite des compressions dans les services en français annoncés par le gouvernement de Doug Ford, organise une manifestation à Ottawa le 1er décembre.

Avec les informations de Godefroy Macaire Chabi

Ottawa-Gatineau

Francophonie