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Le PDG d’Hydro-Québec fait le point sur Apuiat

Gros plan d'Éric Martel.

Le président-directeur général d'Hydro-Québec, Éric Martel, en entrevue à 24/60, le 20 novembre 2018.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il a rappelé à l'animatrice Anne-Marie Dussault que la construction de lignes de transport pour exporter les surplus d'électricité a été priorisée dans le dernier plan stratégique d'Hydro-Québec.

En août, le gouvernement Couillard a donné son accord de principe au projet Apuiat, et il a choisi d'attendre après les élections pour lancer les travaux.

Éric Martel attend maintenant la décision de son nouvel actionnaire principal, le gouvernement Legault, qui est au fait que la société d'État dispose de surplus d'électricité sur 20 ans.

Cette année, on a déversé de très grandes quantités d’eau, on parle de 10 térawattheures environ, c’est ce qu’on va vendre au Massachusetts, qui peut alimenter un million de maisons pour une année.

Éric Martel, PDG d'Hydro-Québec
Un fort courant d'eau passe entre deux murs de béton

L'évacuateur de crue du barrages de Manic 3

Photo : Hydro-Québec/Cathy Hamel


On n’en a pas besoin [du projet Apuiat], indique Éric Martel. Alors s'il y a une volonté de l'actionnaire [qui est le gouvernement], c'est lui qui doit l'assumer et qui doit dire, “Je veux faire ce projet-là”. Alors le gouvernement qui est nouveau, qui est en place, est en train de revoir ça. On a eu des discussions ensemble pour expliquer le dossier. Alors il n’y a pas de décision aujourd'hui sur la suite des choses, sur le comment ça va se passer.

Le premier ministre salue la foule aux côtés de sa femme.

Francois Legault le soir de la victoire de la CAQ

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Invité à commenter la possibilité qu’Hydro-Québec remplace Boralex comme partenaire des Innus dans ce projet, Éric Martel a présenté le tout comme un scénario à l’étude parmi d’autres et a insisté sur le fait qu’il n’y avait pas de décision pour l’instant.

Éric Martel rappelle également qu’Hydro-Québec est déjà partenaire au chantier de La Romaine avec les communautés innues.

On a donné à peu près 75 millions de dollars de contrats à une communauté, illustre Éric Martel. Aujourd’hui, si vous allez sur le chantier de La Romaine, on a 750 employés sur le chantier et environ 10 % viennent des communautés autochtones, et ça, on est très fiers de ça.

Route menant au chantier de Romaine-4 en construction.

Route d'accès au chantier Romaine-4.

Photo : Hydro-Québec

Est-ce qu’un projet comme Apuiat aurait tout réglé nos enjeux? Probablement que non, parce que ça va prendre un ensemble de mesures, mais nous, on est partenaires avec eux à tous les jours et on voit les enjeux et on veut travailler avec eux pour résoudre cela, nuance Éric Martel.

Une éolienne et le soleil

Une éolienne en Ontario.

Photo : Yvon Thériault/Radio-Canada

Éric Martel croit que d'autres ouvrages pourraient être entrepris à moyen terme, mais ne ferme pas la porte aux projets éoliens.

Le coût de l'éolien a baissé… c'est une belle source d'énergie, admet Éric Martel. On n’est pas contre l'éolien, mais ce qui est important de comprendre, c'est que ce n'est pas le même produit. De l'hydroélectricité, elle va être là tout le temps. Quand vous demandez à une turbine de tourner puis de fournir de l'électricité, elle va être là à 100 % du temps. L'éolien, s'il n’y a pas de vent un matin, eh bien il faut le substituer par d'autre chose.

Nouveaux barrages?

Tout en soulignant qu’Hydro-Québec dispose de surplus pour les 20 prochaines années, Éric Martel précise que la construction d’un nouveau barrage peut prendre entre 15 et 18 ans, à partir du moment où la décision est prise de lancer la construction.

M. Martel est debout derrière un lutrin; on voit derrière lui des installations électriques.

Le président-directeur général d'Hydro-Québec, Éric Martel, sur le site de la centrale de la Romaine-3, au nord de Havre-Saint-Pierre, sur la Côte-Nord, en octobre dernier.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Il soutient qu’il y a encore du potentiel hydroélectrique au Québec et qu’une décision devra être prise en 2021-2022.

Plusieurs facteurs devront être pris en compte pour prendre une décision : les surplus à écouler, les contrats avec les alumineries qui vont prendre fin en 2041, le contrat avec Churchill Falls qui prendra aussi fin en 2041, les impacts des changements climatiques sur les réservoirs d’eau d’Hydro-Québec, l’efficacité énergétique, notamment.

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