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Bien-être des enfants : une responsabilité partagée entre tous les acteurs de la société, conclut un sondage

Des enfants jouent avec des blocs colorés.
La majorité des Québécois considèrent que le bien-être des enfants de 0 à 5 ans n’est pas qu’une responsabilité parentale, mais aussi gouvernementale, municipale et des employeurs. Photo: Katerina Georgieva/CBC
Radio-Canada

La majorité des Québécois considèrent que le bien-être des enfants de 0 à 5 ans n'est pas qu'une responsabilité parentale, et que les choix des gouvernements, des municipalités et des employeurs ont un impact direct sur le développement des plus petits, selon un sondage Léger réalisé pour le compte de l'Observatoire des tout-petits, créé par la Fondation Lucie et André Chagnon.

En fait, 61 % des Québécois interrogés considèrent que le développement harmonieux des jeunes enfants est une responsabilité partagée entre les parents et ces différentes organisations.

Selon eux, c’est sur les gouvernements que pèsent les plus lourdes responsabilités, avec 86 % des répondants qui jugent que leurs politiques sont assez ou très importantes pour assurer ce développement.

Viennent ensuite les municipalités, avec 76 % des personnes sondées qui pensent que les décisions municipales peuvent influencer la vie des petits.

Quant aux mesures de conciliation travail-famille mises en place par les employeurs, elles sont considérées importantes par 73 % des répondants.

Les politiques « éducatives » des gouvernements

Parmi toutes les politiques gouvernementales qui influent sur le bien-être des enfants, les répondants ont été questionnés sur l’accès à des services éducatifs.

Sur ce thème, l’importance de l’amélioration de l’accessibilité aux services éducatifs pour les jeunes enfants des milieux défavorisés, du maintien de l’accès à ces services au coût le plus bas et de l’amélioration de ces mêmes services se partagent les faveurs des Québécois presque à parts égales, soit respectivement à 33 %, 30 % et 28 %.

Les mesures prises par les municipalités

Les personnes sondées s’attendent par ailleurs des municipalités qu’elles en fassent plus pour donner un meilleur milieu de vie aux familles avec de jeunes enfants.

Ainsi, 52 % pensent qu’elles devraient en faire plus pour améliorer l’accès aux logements sociaux, et 42 % qu’elles devraient prendre des mesures pour augmenter la mobilité des enfants, par exemple en créant des espaces publics devant les immeubles et en prenant des mesures pour modérer le trafic.

De plus, 41 % des répondants croient que les municipalités doivent enrichir les milieux de vie des familles en travaillant sur la salubrité, la présence de parcs, le bruit, la présence de polluants ou de contaminants et la qualité des services de proximité.

La conciliation travail-famille

Selon l’Observatoire des tout-petits, les données obtenues grâce au sondage permettent « d’affirmer que les mesures de conciliation famille-travail sont indispensables au bien-être des familles ».

Notamment, 86 % des répondants pensent que le gouvernement et les municipalités devraient en faire plus pour encourager la mise en place de telles mesures de conciliation.

Encore une fois, les Québécois considèrent que c’est au gouvernement de faire la plus grande part dans ce domaine.

Pour 46 % des répondants, le gouvernement devrait mieux encadrer les entreprises par des lois pour s'assurer que tous les parents puissent bénéficier de mesures en ce sens, peu importe leur horaire de travail ou leur niveau de scolarité.

Presque autant de personnes, soit 44 %, pensent que les services municipaux, communautaires, de santé ou de services sociaux devraient être offerts aux parents selon un horaire mieux adapté à la réalité du travail.

Finalement, 37 % espèrent que les entreprises soient de plus en plus nombreuses à offrir des mesures de conciliation travail-famille à leurs employés.

Ce sondage a été réalisé sur le web par Léger du 2 au 11 octobre 2018 auprès d’un échantillon de 1260 Québécois de 18 ans ou plus pouvant s’exprimer en français ou en anglais. Afin d’assurer un échantillon représentatif de la population à l’étude, les résultats du sondage ont été pondérés selon les plus récentes données de Statistique Canada en fonction de l’âge, du sexe, de la région, de la langue maternelle, de la présence d’enfants mineurs dans le foyer, et du niveau de scolarité.

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