•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

C'est désolant d'être rendu à réduire la production de pétrole, dit la Saskatchewan

Une grue sur un chantier de l'entreprise Kinder Morgan.
Le pétrole canadien se vend à bas prix en comparaison avec le pétrole américain, des acteurs du milieu demandent plus de pipelines. Photo: Reuters / Dennis Owen

Alors que l'écart entre le prix du pétrole canadien et celui des États-Unis continue de s'agrandir, le gouvernement de la Saskatchewan déplore le fait que l'industrie pourrait être forcée de diminuer sa production. La province demande à Ottawa de faire preuve de leadership dans le dossier.

Un texte de Gabrielle Proulx

« C’est très malheureux d'être rendu à discuter de l'idée de réduire volontairement la production de pétrole pour faire grimper les prix », soulève le ministre saskatchewanais du Commerce, Jeremy Harrison.

En Alberta, autant la première ministre Rachel Notley que son adversaire du Parti conservateur uni, Jason Kenney, estiment que la diminution de la production pétrolière fait partie de la solution puisque la situation est alarmante.

À l'instar du gouvernement de la Saskatchewan, celui de l'Alberta privilégie la construction de nouveaux pipelines. « Face à ce différentiel de prix majeur créé par trop peu de pipelines [...] aucune option n’est exclue de la table pour le moment », a-t-elle affirmé lundi.

Tim MacMillan, président et chef de la direction de l'Association canadienne des producteurs de pétrole, abonde dans le même sens, en déclarant que « lorsqu’il s’agit d’accès au marché, tous les outils sont entre les mains du gouvernement fédéral ».

Le pétrole canadien doit être exporté

« Le vrai problème, c’est le manque de capacité de sortir le pétrole de l’Ouest canadien vers le marché mondial », avance Jean-Thomas Bernard, professeur à l'Université d'Ottawa et spécialiste des marchés de l’énergie.

« Le jour où il y aura un pipeline de capacité suffisante pour amener du pétrole de l'Alberta, soit sur la côte du Pacifique, soit sur la côte de l'Atlantique, le problème des Albertains sera réglé », selon lui.

Pourtant, l’avenue d’un nouveau projet de pipeline ne fait pas l’unanimité. Pour Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie de Greenpeace Québec, les risques environnementaux sont là.

« Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a des risques autant lorsqu'on parle de transport par trains que par pipelines. Les risques sont différents, mais les pipelines vont déverser davantage, de plus grandes quantités, et vous allez avoir des enjeux avec les trains, évidemment », souligne-t-il.

« L’enjeu n’est pas entre pipelines et trains, c’est entre le développement des énergies propres et le développement des énergies sales », d'ajouter Patrick Bonin.

Mardi, le cours de Western Canadian Select (WCS) a clôturé à 16,43 $ US le baril. Pendant ce temps, le prix du West Texas Intermediate (WTI) a clôturé à 53,43 $US.

Saskatchewan

Industrie pétrolière