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L’environnement s’invite au conseil municipal de Gatineau

Une femme répond aux questions d'une journaliste à la caméra.
La conseillère municipale gatinoise Audrey Bureau était de la partie lors de la manifestation devant le Parlement le 10 novembre dernier. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La conseillère du district d'Aylmer, Audrey Bureau, a déposé une résolution pour que les élus gatinois adoptent la Déclaration universelle d'urgence climatique, un document rédigé par des groupes environnementalistes qui appelle les villes à en faire plus pour réduire leurs émissions de gaz à effets de serre. La quasi-totalité des collègues de Mme Bureau ont appuyé la résolution.

La conseillère Bureau voulait envoyer un message politique clair avec sa résolution, qui permet de reconnaître l’urgence en donnant une voix à nos citoyens auprès des paliers supérieurs. Elle a cité aussi les conclusions du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, et du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, qui affirment que le monde n’a plus que deux ans pour régler la crise climatique.

On a eu des épisodes de chaleur accablante, plus deux épisodes de pluies diluviennes depuis notre entrée en poste, a rappelé Mme Bureau. Dans deux ans nous serons toujours à cette table.

La proposition de Mme Bureau a reçu un bon accueil avant même la réunion du conseil. Lors du caucus préparatoire, le maire Maxime Pedneaud-Jobin exprimé son soutien pour la proposition.

C’est une prise de position politique qui est nécessaire. On est parmi les villes les mieux placées pour faire ce genre de revendication là, a souligné le magistrat. On n’est pas parfait, mais on a adopté une série d’actions pour protéger l’environnement. Des résolutions comme celle-là permettent d’augmenter la pression.

Le conseiller du district de Masson-Angers, Marc Carrière, a cependant manifesté sa dissidence.

Dans quoi on s’engage quand on adopte une résolution comme ça ? Je pense que ça nécessite un avis de proposition. C’est prématuré d’aller tout de suite sous forme de résolution, pense-t-il, en précisant cependant que l’enjeu environnemental est « important ».

Quand pouvons-nous commencer, compte tenu de l'urgence ?, a pour sa part demandé le coordonnateur d'Action climat Outaouais, Réal Lalande, lors de la période des questions.

Ce sont les villes qui sont au front. Ce sont les villes qui agissent quand il y a des situations climatiques extrêmes pour aider les citoyens du territoire, lui a répondu la conseillère du district du Plateau, Maude Marquis-Bissonnette, qui a également souligné les initiatives de la Ville au chapitre du transport et de la gestion des déchets.

Par ailleurs, Sylvain Michaud, un résident du district de Lucerne, a lui aussi tenu à attirer l'attention des conseillers sur l'urgence climatique. Des centaines de municipalités et des MRC au Québec ont adopté la Déclaration ou ont exprimé leur intérêt pour la démarche.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

Ottawa-Gatineau

Politique municipale